Clé de roman

Mercredi 27 août 2008

Durant mon service militaire, j'ai fait office de guide durant la journée du patrimoine. Je le raconte dans le livre en parlant de l'hôtel de Broglie. Au moment de l'écriture, je n'avais pas tous les éléments ni les souvenirs notamment concernant le nom de l'hôtel en question. Erreur réparée, il s'agissait de l'hôtel de Clévans, rue Lecourbe.
Construit au XVIII°siècle, cet édifice ressemble, paraît-il, à l'hôtel Matignon. Son propriétaire, Joseph Le Bas de Clévant, était lui-même un parlementaire parisien. Il confia probablement, mais le mystère subsiste, la réalisation à Jean Querret, architecte reconnu de l'époque, ayant travaillé à Rennes et Strasbourg.
Si vous voulez en savoir plus, deux adresses internet :

  http://www.revue.inventaire.culture.gouv.fr/insitu/insitu/article.xsp?numero=6&id_article=roussel-526 et pour les photos http://www.racinescomtoises.net/Hotel-Clevans-a-Besancon

Par MG
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Mercredi 2 avril 2008

Sur une photo publiée par "Le Canard Enchaîné", on voit trois soldats vêtus de leurs treillis et derrière une bannière à croix gammée.

Réaction au royaume de Sarkoland : Quelle surprise ? Des soldats extrémistes ?! Mais ce n’est pas possible mon bon monsieur ! Cela existe ? Cela se peut-il ?

Réaction de votre blogueur : ça existe depuis longtemps. Tenez je vous donne mon témoignage, qui contient, des faits authentiques et argumentés, extrait de mon livre « Le dernier de service », Editions Persée…



A l'approche des élections législatives, les deux chefs du couloir de gauche ne parlent que de ça.

A chaque fois qu'ils passent devant nous, ils s'arrêtent et disent :

- "Vous savez pour qui vous allez voter aux élections... ".

 

Nous savons bien ce qu'ils voudraient qu'on vote. Bullyn, Rousset et moi les rabrouons à maintes reprises. Leur propagande, teintée de sarcasmes, a échoué. Aucun de nous trois, bien sûr, n'a voté pour Le Pen. Les élections sont passées. Ils ne se remettent pas du résultat. Quand ils nous voient, ils saluent "la gauche plurielle" !

 

Ces deux-là ne sont malheureusement pas les seuls à voter Le Pen. L'armée, dans sa majorité, a toujours été favorable aux idées d'extrême droite. Ainsi les engagés de cette caserne, comme les autres, aiment les slogans à la fois simplistes, démagogiques et empreints d'autoritarisme du parti xénophobe. L'adjudant-chef fait évidemment partie de ces gens-là. Ses réflexions en attestent :

- "Toujours les mêmes qui désertent". S'adressant à des gendarmes :

- "Si c'est pour un melon, je vous le donne tout de suite".

 

Il constate avec dépit le nombre croissant d'engagés qui ont une couleur différente de la sienne. D'ailleurs ils sont plus nombreux à l'Escadron Technique. Il serre mollement la main d'un adjudant noir qui passe de temps en temps et méprise, à chaque fois, le maréchal des logis maghrébin qui l'accompagne.

 

Le pire a été un maréchal des logis responsable de notre peloton pendant une semaine. Crâne rasé, grand, maigre, un air de "déjà vu quelque part" et un style tout à fait caractéristique pour apostropher le peloton :

- "Alles Klar ?", en allemand : "Tout est clair ?".

De la provocation, voilà ce que c'est. Le stéréotype même du nazi… Et dans "nazi" il y a naze, gros naze même ! Le matin, il nous réveillait à coups de botte contre le lit, en gueulant comme le charretier qu'il était. Celui-là c'était le "grand frère" de Ganindho. On l'aurait pendu nous même si on avait pu. On l'a vu seulement une semaine, heureusement !

Par MG
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Jeudi 13 mars 2008
Quelle est la différence entre un témoignage et un roman autobiographique? On peut se poser la question à propos du dernier de service. Eh bien voilà, lecteur, tu vas connaître un secret. L'auteur travestit parfois la réalité (c'est un gros menteur). 
Le plus bel exemple se situe au départ du roman lorsque le personnage principal se retrouve pris dans un petit tremblement de terre qui précède de peu son départ à la conscription en août 1997.
Or, il se trouve, que le vrai tremblement de terre qui s'est produit dans la région annecienne a eu lieu un an auparavant en juillet 1996. Un petit artifice trouvé pour les besoins de l'histoire.

Ainsi, voici un article du journal du coin relatant les faits exacts... Ce tremblement de terre a profondément marqué ceux qui l'ont vécu...


Un séisme de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter s'est produit dans la nuit du 14 au 15 juillet en Haute-Savoie. Il n'y a pas eu de blessés mais des dommages importants dans le secteur Cruseilles-Annecy-Rumilly.

[Le Dauphiné Libéré, 16.07.1996]

DOCUMENT 1

HAUTE-SAVOIE

Dans la nuit de dimanche à lundi, Annecy a été l'épicentre du plus important tremblement de terre survenu dans les Alpes du Nord ces trente-cinq dernières années. Il a causé d'importants dégâts mais surtout provoqué une formidable émotion.
Le plus impressionnant, c'est le bruit : sourd, profond, inquiétant comme un train qui pénétrerait dans la pièce. Puis tombe le silence. "Un silence de mort !" Des témoignages comme celui-ci se dénombrent par centaines.
Deux heures treize, la nuit dernière. Les ultimes pétards des artifices ont à peine eu le temps de refroidir. Les fusées viennent juste de laisser place aux rayons des étoiles. Ainsi, les fêtes du 14 juillet s'achèvent pour entrer dans le champ du souvenir. Les derniers noctambules profitent encore de la douceur de la nuit estivale. Tout à coup, les sismographes s'affolent. Les Hauts-Savoyards sont tirés de leur sommeil brutalement. Avec une intensité de 5,2 sur l'échelle de Richter, ce nouveau tremblement de terre s'inscrit en bonne place dans la liste déjà longue des secousses sismiques ressenties en Haute-Savoie et dans les Alpes.
En réalité, la secousse n'aura duré qu'une dizaine de secondes, mais, c'est suffisant pour jeter le trouble, pour semer la peur et faire descendre dans la rue des centaines et des centaines d'habitants. Non seulement les lustres se sont mis en mouvement ; non seulement les balanciers des horloges se sont déplacés, les objets se sont renversés, les tableaux se sont décrochés des murs. Pire, les lézardes sont apparues dans les bâtiments, les cheminées se sont écroulées comme autant de châteaux de cartes, s'abattant sur les véhicules garés en contre-bas.
Il s'en suivra, dam les minutes qui suivent et tout au long de la nuit, puis de la matinée, toute une série d'appels téléphoniques en direction des sapeurs-pompiers et des services de secours, de la gendarmerie et de la police. En fin d'après-midi, le lieutenant-colonel Laurent, patron des sapeurs-pompiers, expliquait que ses services avaient reçu quelque 3 000 appels. Il faut sans doute multiplier ce chiffre par deux si l'on y ajoute les appels reçus par les gendarmes et la police.
Ce n'est qu'avec les lueurs du jour, aux premières heures de la matinée, que l'on pourra, d'une part mieux comprendre le phénomène, et d'autre part esquisser un premier bilan.
Sans vouloir dramatiser, il est évident que l'un et l'autre sont sérieux.
En tout cas, dés 2 heures 30, Michel Marin, le préfet de Haute-Savoie, avait mis en place une cellule de crise qui se montra efficace.
Il est bien sûr difficile, à chaud, d'esquisser un bilan exhaustif d'un tel séisme. Si les dégâts ne sont pas individuellement très graves, ils sont extraordinairement nombreux, consécutifs aux chutes de cheminées.

Plusieurs autres secousses d'intensité moindre se sont succédé au cours de la journée.

Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996

DOCUMENT 2

Si ce séisme a été ressenti par les populations dans toutes les Alpes du Nord, de la Suisse à la région grenobloise, il a été enregistré par plusieurs laboratoires de sismographie : celui du bureau de recherches géologiques et minières de Marseille, de l'Institut de physique du globe de Strasbourg, du Laboratoire de détection géophysique de Bruyéres-le-Châtel dans la région parisienne et, bien sûr, celui de l'observatoire de Grenoble qui, avec son réseau SISMALP, fournit les informations les plus précises : magnitude entre 5 et 5,3 sur l'échelle de Richter qui en comprend 8, épicentre à 4 km au Nord-Ouest d'Annecy, soit à la hauteur de l'aéroport de Meythet exactement par 45 degrés 56 minutes de latitude Nord et 6 degrés 6 minutes de longitude Est pour les spécialistes.
MM. Frechet et Thouvenot, responsables du réseau SISMALP, estiment que le foyer se trouvait entre 1 km et 2 km de profondeur, ce qui est peu. Ce tremblement de terre est lié au jeu de la faille du Vuache orientée du Nord-Ouest au Sud-Est, bien connue des géologues mais qui n'était que très peu active ces dernières années. Pourtant l'an dernier, le 2 août, un petit séisme s'était déjà produit sur cette faille presque au même endroit. La faille a coulissé, c'est-à-dire que le bloc de l'écorce terrestre situé au Nord-Est d'Annecy s'est déplacé légèrement sur la gauche pour un observateur situé au Sud-Ouest de la capitale haut-savoyarde.

 Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996.





Par MG
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  • : Blog de l'auteur Mathias Goddon. Vous trouverez ici des billets d'humeurs, des infos, des textes originaux. Mon premier livre "Le dernier de service" est un récit autobiographique sur le service militaire autrefois obligatoire. L'action se déroule entre Rumilly et Besançon. N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Contact : unherissonsurlefil@yahoo.fr Autre site personnel ayant pour thème la politique : http://citoyens2007.blog.mongenie.com
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