Samedi 19 juillet 2008

Le regard dans le vague, Riccardo Ricco rentre piteusement dans la voiture de son équipe, Saunier-Duval. Le Pantani de pacotille est tombé. C'est qu'il est surpris le cobra ! On lui avait dit que le CERA, EPO retardant, était indétectable... Et il se retrouve-là, au milieu d’une foule hostile, escorté par des gendarmes ! Les surprises ne sont pas finies : garde-à-vue, mise en examen, perquisition. Le gamin nie, il ne s’est pas dopé, ou à l’insu de son plein-gré sans doute… Sauf que des produits ont été retrouvés dans ses affaires…

Le tricheur démasqué ne peut s’en prendre qu’à lui-même ! Arrogant au possible, il disait être le meilleur et revendiquait fièrement vouloir ressembler au grand (dopé) Pantani. Trop suspect pour être honnête, le transalpin se montrait des plus désagréables, paraît-il, avec les contrôleurs de l’anti-dopage…

Que dire de son équipe Saunier-Duval ? Insolente de domination dans les Pyrénées, une équipe comme on n’en avait pas vu dans la montagne depuis celles de Lance Armstrong ou encore les Festina d’un certain Richard Virenque… Encore que si… Je me souviens. C'était l'année dernière, Astana avait aussi marqué de son empreinte les étapes de montagne avec le résultat que l’on sait : Vinokourov et consorts hors-course !

Totalement ? Astana est toujours une équipe du pro tour… L’UCI, l’Union des Crétins et des Indigents, et son chef, Pat Mac Quaid, continuent d’être complice du dopage. Ce n’est pas l’UCI qui décide totalement de la venue des équipes cyclistes sur le tour de France sinon l’équipe Kazak serait présente…

Rassurez-vous, il reste des frères à Ricco sur le tour de France. Combien : 10, 20 ? Sont-ils plus malins ? Utilisent-ils d’autres produits, réellement indétectables, ceux-là ? Sans doute, le maillot jaune actuel sourit et paraît (devant les caméras) détendu. Derrière, les repentis (Millar), les honnêtes forçats de la route (Voeckler, Casar…) continueront de faire la grimace dans les cols et lâcher vite fait des minutes au groupe des quinze meilleurs, qui sont bien sûr, naturellement, meilleurs, pas dopés du tout, tu penses…

Faut-il arrêter le tour ? Là, je réponds non. Car ce n’est pas le tour qui est coupable mais certaines équipes, certaines fédérations. Celles-ci doivent faire le ménage, avoir une éthique. Une équipe russe, actuellement au deuxième échelon international, non-présente sur le tour, recrute à tour de bras. Les pétrodollars coulent à flots comme chez ceux d’Astana… Une équipe qui sera à coup sûr très forte l’année prochaine, très éthique, rien n'est moins sûr…

Demain, j’allumerai une fois de plus mon téléviseur pour regarder le tour de la farce. Comme tant d’autres, j’écouterai les commentaires devenus frileux des journalistes de France 2. Quelques jours plus tôt, l’un d’entre eux avait dit, sûr de lui, je cite : « Ricardo Ricco, lui ce n’est pas pareil, on lui a fait des tests, il a naturellement un taux d’EPO à 51 ». Du jamais vu en somme, car j’avais entendu dire qu’au-delà de 50, ce ne pouvait pas être naturel… Il faut que j’oublie tout cela. Jean-René et consorts le font très bien, eux, chaque année…
L'espoir fait vivre comme l'on dit, surtout pour les amateurs de la petite reine...

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Mercredi 4 juin 2008

J'évoquai l'autre jour les côtés scatologiques des nouveaux polars et le fait que de plus en plus d'auteurs se servaient des enfants comme des marionnettes, notamment à l'occasion de prises d'otage. J'attaquai pour cela et en particulier "Modus Operandi" de Marin Ledun. Dans un passage de son livre, le narrateur est une enfant qui raconte ce qui va être la fin de sa vie. Je trouvai ça glauque, inutile et surtout "nauséeux". Pas bien du tout m'a t-on dit. Il est certain que je n'ai rien (excepté ça) contre cet auteur. Il ne faut pas être jaloux des autres.

Je vais donc simplement prouver ce que j'avance (Un certain Holden m'a mis au défi de trouver quoi que ce soit sur les détails scatologiques dont j'ai parlé). Voici un petit extrait très savoureux sans doute pour certains mais qui, à titre personnel, me fait gerber :

P 77-78 "J'aimerais m'évanouir mais mon corps refuse ce cadeau (...). La main se lève et tombe à nouveau. Cette fois je l'entends. Cette fois je la vois et je la sens tomber et cogner (...). Je mets un certain temps à comprendre que je me suis pissé et chié dessus. L'odeur est trop forte pour que je m'endorme."

Si ça c'est un pas un détail scatologique, alors c'est quoi ?!

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Jeudi 8 mai 2008

Le 8 mai, jour de la victoire des Alliés sur les Nazis. Voilà l'occasion de souhaiter la paix entre les peuples, la fraternité, la baisse du chômage, la hausse du pouvoir d'achat, la baisse du prix de l'essence... Euh oui, je m'arrête, ça fait un peu montagne russe, non ? 
Seulement je voudrais pousser un râle... Il faut tout de même justifier le seul titre collectif de champion du monde qu'ils nous reste, nous les Français. En toute catégorie, invaincus et invincible depuis la nuit des temps, champions du monde de râlements en tout genre ! L'insatisfaction, le mécontentement, la rage, le grognement, la rouspétance sont nos mamelles quotidiennes !
Voici donc ma (modeste) contribution. Il y a plus de deux heures qu'un délicat voisin s'amuse avec sa perceuse ou disqueuse, enfin quelque chose qui fait beaucoup de bruit. On l'entend dans tout l'immeuble ! Et là, franchement, je commence à en avoir ma claque !  Le bruit vous rentre par les deux oreilles dans la partie réservée (en principe) à penser. Adieu les belles paroles sur la paix, la fraternité...
- P..... de voisin !!!
Lorsque tout ce tintamarre cesse, le marteau prend le relais. Certes, il faut bien que les travaux se fassent, alors sortons, il fait beau !
Nous sommes donc allés batifoler dans le parc. Enfin au grand air, nous nous sommes allongés dans l'herbe au milieu des marguerites. Alors que les nuages commençaient à monter et que le vent commençait à forcir, donnant une impression désagréable de fraîcheur, nous vîmes passés au milieu de l'herbe un humain à scooter. Celui-ci avait eu la prudence de se coiffer d'un casque, chose plutôt rare pour ces êtres parfois dénués de cerveau. Tout n'était donc pas perdu me dis-je !
Malgré ce non-événement, nous continuâmes à disserter sur la beauté de la nature lorsque le même humain passa devant nous, cette fois-ci le casque à la main. Il traversa en hâte le petit pont de bois (référence culturelle : Yves Duteil, chanteur (mal) engagé) et évita de justesse une petite fille avec son vélo à trois roues ou presque...
Je dis alors à ma bien-aimée :
- Mais que fait la police ? Et son chef, là, qui promettait plus de sécurité, que fait-il à part parler, s'attaquer aux plus faibles et récompenser les plus forts ? Certes, un certain nombre de nos (pauvres) compatriotes pensent encore qu'il est le sauveur. Yves Duteil en est persuadé de même que Lorie, c'est dire !
L'appel du ventre de votre serviteur vint à bout de ce sympathique monologue et nous rentrâmes d'un pas léger vers notre chez-nous.
Quel fut notre effroi lorsque le bruit si honni repris de plus bel. Mais, sans doute fatigué par son effort intense et le bruit qui va avec, le sieur voisin a consenti à s'arrêter une demi-heure plus tard. Ouf, il était temps !
  

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Samedi 3 mai 2008
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Vendredi 2 mai 2008

Au lieu de faire un long discours sur la difficulté d'aller quérir sa nourriture, j'ai décidé de mettre ça sous forme de dessin...

 
 
 
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Vendredi 25 avril 2008
Un peu d'humour après le discours d'hier...


                                              Réchauffement des relations franco-chinoises...



 



                                             Nouvelle politique d'éducation, "prof et si c'était vous ?!"
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Mardi 15 avril 2008

Ah, quelle belle tournure ! Se ranger. On peut l'employer dans plusieurs sens. La plus courante désigne le fait de se placer dans un certain ordre et souvent sous la contrainte. Ceci dit, le questionnement "Et si on se rangeait ?" suggère autre chose...
Effectivement, cette question ne se pose guère si vous vous trouvez sur la voie de gauche de l'autoroute avec une grosse cylindrée aux fesses entrain de vous faire des appels de phare.
- Et si on se rangeait, chéri ?
- Non, attendons encore un peu histoire qu'il s'énerve et qu'il sorte son... téléphone portable pour appeler Nicolas S. de Neuilly pour lui dire que nous le gênons...
Non, bien évidemment. L'expression la plus adéquate date du milieu du XVIIIe et désigne quelqu'un qui adopte une vie régulière, sans excès.

Alors "Et si on se rangeait?" hein. Bon, d'abord il faudrait établir le fait que celui qui utilise cette expression n'est pas rangé. Et déjà ça ce n'est pas gagné !
Alors regardons-nous un peu le nombril (encore qu'il faudrait peut-être penser à regarder ce qu'il se passe autour. Ce message est avant tout une reflexion destinée à l'auteur de ce blog qui ne pense parfois, comme la majorité des français, qu'à sa gueule).  

Bon, deux points me viennent d'emblée : marié = pas bon ; fonctionnaire = pas bon. Pour le premier, il est vrai, je suis rangé, c'est incontestable, pas libre sur le marché. En ce qui concerne le deuxième point, je me demande encore si ma place est bien enviable. Certes, l'Etat est notre papa et le salaire est notre lait (quelle belle expression, quel bel homme).
Va-t-on pour autant finir au pilori si nous ne lui obéissons pas, si nous ne nous rangeons pas à ses côtés ? Oui, pourquoi ne pas accepter d'avoir plus d'élèves en cours, après tout, ce n'est pas bien difficile (mettez
un politicien à ma place et je vous certifie qu'il ne tiendra pas une semaine...). Pourquoi ne pas accepter de faire plus d'heures, après tout il est bien connu qu'en faisant dix-huit heures de cours, nous faisons dix-huit heures de travail (rires des enseignants, les autres ne comprennent pas...).

Bref, pour répondre à la question "Et si on se rangeait ?", la réponse serait savoyarde normande : "de quel côté ?".

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Samedi 29 mars 2008

Le court article « Libéralisme et obligation militaire » de Xavier de Woillemont dans la très officielle Revue « Défense nationale et sécurité collective » demande le rétablissement du service militaire. Ce n’est pas dit en ces termes (voir ci-dessous) mais après traduction c’est ce que cela veut dire…

Lorsque j’ai lu que selon lui le conflit est, je cite, « utile et créateur », j'ai failli en tomber à la renverse ! L’utilité d’un conflit peut certes se discuter. Cependant le terme « créateur » est tout simplement d’une absurdité sans nom. J’avais cru, jusque-là qu’une guerre, pardon un conflit pour Monsieur de Woillemont, ne provoquait pas des créations mais plutôt des destructions : humaines, matériels, économiques…

Ne pas vouloir de l’obligation du service militaire serait ainsi pour lui du libéralisme, mais attention, ici le mot « libéralisme » est péjoratif (dévalorisant) alors que dans le Figaro ce terme est mélioratif (je traduis : valorisant). C’est d’autant plus amusant que le premier article visible sur ce site est celui d’Hervé Morin, ministre de la Défense, un pur antilibéral sans doute ?

L’auteur parle encore de « patriotisme » qui pourrait être retrouvé avec cette obligation. Si je me réfère à la définition du petit Larousse, 1983 (grand millésime), le patriotisme c’est « l’amour de la patrie ». C’est, selon moi, une bonne définition. Malheureusement, pour beaucoup, ce terme est assimilé à « nationalisme » qui signifie « exaltation de l’idée de patrie », ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Le mot exaltation renvoie à une exagération, à un phénomène excessif. Donc certains ne veulent pas entendre parler de patriotisme alors qu’ils aiment plus que beaucoup de leurs compatriotes leur pays, d’autres ne sont pas patriotes mais nationaliste ce qui est très différent. C'est le genre de personnes que je n'apprécie guère même avec la meilleure volonté mais parfois faut faire avec...

En conclusion, servir oui, mais tous ensemble, ce serait vraiment une première car ça n’a jamais existé. Comme je suis quelqu’un d’objectif et pas antimilitariste pour un sou, je vous laisse l’extrait ci-dessous de Xav’ qui s’est sûrement éclaté à écrire ça au mess des officiers :

 

Libéralisme et obligation militaire

 

Xavier de WOILLEMONT

 

 

La théorie libérale semble avoir gagné la bataille des idées, or elle est foncièrement incompatible avec l’idée d’obligation militaire. De fait, comment défendre, y compris jusqu’au sacrifice, une société dont la finalité est la préservation de ma personne ? Comment croire que le développement économique mènera nécessairement à la disparition des conflits ?

En réponse au paradoxe libéral, il est nécessaire de réhabiliter le conflit ; ambivalent, il est aussi utile et créateur. Surtout, il nous faut refonder l’obligation militaire en réactivant des valeurs collectives au sein de nos sociétés libérales. La pratique d’un socle minimum de vertus communes est le terreau indispensable à la notion d’obligation collective. Un patriotisme retrouvé et une communauté de conviction autour des intérêts nationaux iront de pair avec l’affirmation renouvelée de valeurs universelles pour justifier l’obligation militaire.

 

Beurk…

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Vendredi 21 mars 2008

6396577.jpgCe matin, le manteau blanc a recouvert le parc attenant à notre chez nous. Quelle ironie ! Il n'a pas neigé de l'hiver (dans la vallée à 200m d'altitude) et voilà qu'il neige à Pâques. Sonnez les cloches ! Le temps est chamboulé, la machine climatique déraille ! Encore que... Il n'est pas du tout rare qu'il neige fin mars, même Avril n'est pas connu pour son beau temps Le dicton populaire dit bien "En Avril, ne te découvre pas d'un fil".

En fait, pas d'affolement, cessons les conneries clichés, il s'agit des fameuses giboulées. Je voulais vérifier tout ça avec une recherche sur Gogol Google, mais voilà sur ce que je suis tombé avec les mots pâques et neige : le ski, les touristes. Ben voyons... J'aurais dû m'abstenir de faire cette recherche. J'ai oublié une chose : nous vivons dans une société de cons consommation !

On ne peut y échapper. Voilà à quoi nous sommes réduits en tant qu'habitant des Alpes. Ahh le skiii! s'exclament nos parisiens et autres visiteurs, peu habitués au spectacle de la montagne et de sa compagne : la neige. Oui, voilà un petit peu de neige, pas de quoi fouetter un chat. Surtout qu'à Grenoble, elle a bien vite fondu la neige, elle a vite laissé place à la gadoue, au froid humide et au ciel gris.

Alors s'il vous plaît, pour évitez que je sois un poil grincheux, si vous n'êtes pas d'ici, levez un peu le nez de vos spatules, regardez les gens autour de vous !
Balladez-vous ailleurs que dans les stations, toutes plus laides les unes que les autres, venez au printemps (pas tout de suite quand même...) et appréciez les paysages avec ou sans neige !

Sur ce, j'espère le plus vite possible l'arrivée du printemps car mes fraises dehors sur le balcon se les gèlent, et que je suis d'une humeur exécrable d'autant que je viens d'entendre une fois de trop plus le son plus que désagréable du type qui occupe l'Elysée depuis maintenant presque dix mois...

par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : Grenoble
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Dimanche 9 mars 2008

Quelle belle expression que celle-là ! Manque de pot. Oui, c'est pas de chance mais voilà, pas de cul, manque de bol, j'ai fait une faute d'orthographe dans mon livre. Et là c'est le draaaame ! 

Mais attention, c'est une magnifique bourde, pas une petite faute de rien du tout ! J'ai écrit manque de pot, manque de peau ! Ah là, piégé l'écrivain, la correctrice et l'éditeur ! 

Eh oui, que voulez-vous, nous avons tous des lacunes. Ce n'est pas Didier Pennac qui vous dira le contraire. Je vous parle de cet auteur car j'ai avalé son dernier opus "Chagrin d'école" en moins de temps qu'il n'en faut. Est-ce le lecteur lambda ou le professeur qui a lu cet ouvrage, sans doute ce dernier était le plus intéressé. 

Je ne vous la jouerai pas comme lui en vous disant que j'étais un cancre, ce serait mentir. En attendant, ma première note en sixième fut un zéro obtenu en dictée... Mais ce qu'il y a de bien avec l'orthographe, c'est que ça soigne. Je suis ainsi devenu, suite à ma bourde, un spécialiste du mot "pot" et ce, en trois coups de cuiller à pot autour d'un pot de confiture et d'un pot de fleurs, le pot aux roses ayant été découvert du côté du pot au noir.

La morale de l'histoire c'est que quel que soit notre âge, nous pouvons toujours découvrir, apprendre, élargir nos connaissances. Je dirai même qu'il sagit d'une question de survie intellectuelle à condition de toujours privilégier le fond par rapport à la forme... Le FOND par rapport à la FORME, la forme est importante certes mais le fond ne l'est-il pas davantage ? 

A bientôt...


par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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