Vendredi 21 décembre 2007
La gourmandise est un vilain défaut, paraît-il. En ces temps de réveillon il faudrait se le dire tous les jours car il est impossible d'échapper à quelques tentations au niveau d'un sens que l'on oublie trop souvent le reste de l'année, le goût.

Défaut, défaut... Mettez-vous à ma place lorsque mon épouse est revenue avec un petit cadeau de son entreprise (oui, oui, ça existe...). Il ne s'agissait pas bien sûr d'une augmentation (faut pas rêver non plus) mais d'une boîte de chocolat. Attention pas n'importe laquelle ! Un chocolatier de Voiron qui a comme client  ni plus ni moins que la reine d'Angleterre !

Les yeux écarquillés, je restai bouche-bée devant cette incroyable nouvelle, nous allions manger les chocolats de la reine... J'entendais déjà l'hymne de la perfide albion résonnée, l'union jack flotté au gré du vent d'hiver, Voiron et l'Isère connu mondialement... J'imaginais la reine dégustée un chocolat à 17 heures et deux minutes passées, juste après avoir pris la première gorgée de ... thé (la bière c'est plutôt pour ses sujets).


Avec une infinie précaution le ballotin fut ouvert. Les ficelles furent les premières à céder, puis les papiers protecteurs s'inclinèrent à leur tour. Le spectacle nous laissa pantois. Il y avait deux boîtes finement ornées. A l'intérieur, un dernier sceau constituait la dernière défense de cette citadelle. Les chocolats étaient là, tous alignés comme des soldats, prêts à être mangés.

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Bien sûr vint le temps où après avoir dégusté ces chocolats des yeux, nous prîmes la décision de sacrifier sur l'autel de la gourmandise deux chocolats chacun, ni plus ni moins. Ces deux chocolats furent à eux seuls un défilé de haute-couture en saveurs cacaoesques. La qualité existait encore me disais-je. Choisir son chocolat est un acte peut-être plus important que l'acte finale, la mangeaison. La mangeaison est bonne mais courte, le choix, lui, dure, dure, parfois...longtemps, très longtemps... Je vais prendre celui-ci, ah non celui-là, oh puis celui-ci...

Je fis ma sieste le ventre bien garni, le cerveau bien satisfait par ces goûts que l'on ne côtoient que trop peu souvent dans notre société de consommation. 

Quelques grammes de chocolat dans un monde de brutes...

 
par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 20 décembre 2007
En prévision de la nouvelle année, j'ai décidé de changer l'interface du blog...
par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 19 décembre 2007

En voilà un bon polar comme je les aime ! 

Un de ceux qui mêle intrigue policière, histoire et sociologie. Un jeune toulousain, Khaled Addad, est accusé d'avoir tué sa soeur. Antoine Le Tellier, le psychiatre qui l'examine, va chercher à connaître toute la vérité. couv-petit-arrangements-ok-def-copie-1192212743-copie-1.jpg

Préjugés, intolérance, intégrisme, influence perverse des médias, tous les problèmes majeurs de notre société actuelle y passent, le tout sans démagogie aucune.

Le plus fort c'est que ce livre est admirablement écrit, simple, clair, précis. Le parallèle historique avec l'époque des Lumières est particulièrement bien trouvé. 

Le livre de Patricia Parry est donc le cadeau idéal pour Noël et même après Noël...

par MG publié dans : Lectures communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 11 décembre 2007
Mon livre "Le dernier de service" sera en vente au début de l'année prochaine. Je ne sais pour l'instant vous dire quand exactement mais cela va venir. Il est édité par les éditions "Persée" et coûtera 11,50 euros. En attendant voici en exclusivité la quatrième de couverture.


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Tout frais émoulu de ses études universitaires, Etienne Goindat quitte à regret sa Haute-Savoie natale pour s'acquitter des obligations militaires, à Besançon.

Cet univers particulier de la caserne, loin du cocon familial va se révéler comme une leçon de vie — les classes d'abord, un mois de galère pour ces jeunes issus d'horizons divers et contraints de vivre ensemble, puis le service proprement dit. Une confrontation, nécessaire parce que formatrice, entre le monde que l'on rêve et celui du réel, peuplé de personnages tout aussi hauts en couleur que déroutants, un apprentissage de la vie en société... Une de ces expériences que tout jeune voudrait ne pas avoir à faire -- certes teintée d'humour mais aussi ponctuée de moments difficiles ou délicats et qui pourtant finira, comme toujours, par alimenter la mémoire en souvenirs et anecdotes divers, édulcorés par le temps...

Des études universitaires d'Histoire et de Géographie à Chambéry ont tout naturellement conduit M. Goddon né en 1974 à Annecy, à embrasser une carrière d'enseignant en Lettres. Il exerce   actuellement au Lycée professionnel d'Echirolles.





par Mathias publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 7 décembre 2007
J'ai oublié de vous préciser une chose lorsque j'ai commencé ma petite saga l'autre jour. "L'étrange discours" n'est qu'une pure fiction. Je le dis très clairement car certaines personnes pourraient effectivement avoir un doute si elles ne prenaient pas tout ça au deuxième degré. 

Car il faut pouvoir, dans la mesure du possible, et dans les limites acceptables, considérer tout ce qui est écrit avec du recul, au deuxième degré. Quelque soit vos opinions, les difficultés auxquelles vous êtes confrontés, vous verrez, votre vie en sera changée ! Ainsi tout meurtre, sordide dans la "vraie" vie, ne passera ici que pour un jeu d'enfant.

Il est vrai que chacun d'entre nous peut, à certains moments, être dans le premier degré. Mais prenons, s'il-vous-plaît de la distance, notamment en matière politique. cela ferait du bien, non? J'essayerai, dans la mesure du possible, de donner l'exemple...
par Mathias publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 3 décembre 2007
Comment parvenir à un tel degré de manipulation des esprits ? L’actuel président est-il un adepte de Machiavel ? Je me pose cette question depuis longtemps. A ma grande surprise, la lecture de Michaël Crichton « Etat d’urgence » vient de me donner un indice.
 
   Je veux en venir à la notion de contrôle social, Peter. À la nécessité pour tout État souverain d'exercer un contrôle sur le comportement des citoyens, d'imposer une certaine discipline, une certaine docilité. De faire en sorte qu'ils continuent de rouler à droite ou à gauche, selon le pays. Qu'ils paient leurs impôts. Et nous savons que ce contrôle social s'exerce surtout par la peur.
   La peur, répéta Peter.
— Exactement. Depuis cinquante ans, les nations occidentales maintiennent la population dans un état de peur perpétuelle. Peur de l'autre camp. Peur de la guerre nucléaire. La menace communiste, le rideau de fer, l'empire du mal. Même chose dans les pays d'obédience communiste ; la crainte de l'Occident. D'un seul coup, à l'automne de 1989, tout cela se termine. Fini, plus rien. La chute du Mur crée un vide de la peur. La nature a horreur du vide, c'est bien connu. Il faut mettre quelque-chose à la place.
   Vous voulez dire que les crises liées à l'environnement ont remplacé la Guerre froide ?
   Notre étude le prouve. Il y a bien sûr aujourd'hui le fondamentalisme et le terrorisme d'après le 11 Septembre qui entretiennent la peur. Ce sont de vraies raisons d'avoir peur mais là n'est pas mon propos. Je veux dire que la peur a toujours une cause. Cette cause peut varier au fil du temps mais la peur est toujours avec nous. Avant le terrorisme, nous avions peur de polluer l'environnement, encore avant c'était de la menace communiste. Il importe de savoir que si la cause spécifique de notre peur peut changer, la peur elle-même est toujours là. La peur envahit la société dans tous ses aspects. En permanence.
Hoffman changea de position sur le banc de ciment, II tourna le dos à la foule.
   Vous êtes-vous jamais interrogé, reprit-il, sur la culture des sociétés occidentales ? Les nations industrialisées fournissent aux populations sécurité, soins médicaux et confort à des niveaux sans précédent. La durée de vie moyenne a augmenté de cinquante pour cent au cours du dernier siècle. Les gens vivent malgré cela dans une peur abjecte. Ils ont peur des inconnus, des maladies, de la criminalité, de l'environnement. Ils ont peur des maisons dans lesquelles ils vivent, de la nourriture qu'ils mangent, de la technologie qui les entoure. Ils sont terrorisés par ce qu'ils ne peuvent même pas voir : les microbes, les produits chimiques, les additifs, les polluants. Ils sont craintifs, nerveux, déprimés.
 
Bon sang, mais c’est bien sûr ! J’avais déjà entendu cette théorie de contrôle social. C’était dans le film 9/11 de Mickaël Moore. Ces américains ne sont pas toujours les idiots que l’on décrit communément. Ainsi le contrôle social de la société se ferait par la peur. Peur de notre environnement et peur de l’autre. Aux élections présidentielles de 2002, c’était bien le thème de la sécurité qui avait été choisi. Le ministre de l’intérieur de l’époque en avait fait son cheval de bataille. La SECURITE, la PEUR. Tout devient clair à présent... 
 
par Mathias publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 2 décembre 2007

Après deux nuits d’un sommeil agité, rien n’y fait. L’idée me taraude toujours : pourquoi n’occuperai-je pas la fonction ultime de notre pays ? Le discours de jeudi soir de notre président m’a tout d’abord conforter dans l'idée que je n'étais pas fait pour ça. Certes mon discours n'était pas très éloigné de l'authentique. Je dois cependant reconnaître que celui du président m'a surpris sur plusieurs points.

Serais-je obligé, comme lui, de monter les Français les uns contre les autres? De fustiger une partie de la population, de faire l'amalgame là où il n'y a pas en à en avoir? Dois-je diviser pour mieux régner?
Serais-je contraint aussi d'avaler des amphétamines pour me maintenir en éveil 23 heures sur 24 et occuper ainsi constamment l'espace médiatique, faire mes nombreux voyages et jouer les VRP de luxe?

J'ai décidé aussi de ne plus modérer mes commentaires. Tu peux t'exprimer librement lecteur, donner ton point de vue sur ce dilemme qui me pèse...

 

 

par Mathias publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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