Jeudi 15 mai 2008

Je sens que je ne vais pas faire rire tout le monde à travers cet article.
Il est de bon ton (thon?) de taper, de nos jours, sur l'enseignant. C'est facile (beaucoup plus que sur un docker qui pourrait d'un coup de bras vous arracher la tête).
Je vais donc vous raconter ma journée de prof non-gréviste mais manifestant (je sais, il y a une contradiction). Le jeudi je n'ai cours que le matin. Je rappelle à ceux qui nous reprochent le nombre d'heures effectuées que les heures de travail ne correspondent pas seulement aux heures de cours. Cette précision étant faite, je trouvais dommage de jeter près de 70 euros par la fenêtre pour une matinée...
Une dizaine d'élèves au maximum peuplait un lycée devenu  désert. Mais que sont devenus les autres élèves ? A la manif du matin ? La plupart avait sans doute décidé de rester au lit ou de jouer à la playstation. J'affirme cela car, contrairement à d'autres, notre petit lycée de zone n'est absolument pas bloqué coomme les grands lycées du centre-ville le sont... L'absentéisme est un mal qui nous rongent petit à petit en lycée professionnel.
A 13 heures nous partîmes donc quatre valeureux et prirent le tram. Le trajet à pieds qui s'en suivit fut étrange (nous vîmes en effet des lycéens aller à contre-sens et faire tomber des poubelles sur la chaussée. C'est pas bien malin et la manif c'est pas dans cette direction !).
Bref, nous arrivâmes à la gare au dit rendez-vous. Notre CPE avait déjà sauvée à la fin de la matinée quelques lycéennes traumatisées  au point de ne plus bouger par les gaz lacrymogènes et la situation visiblement bordelique du matin (manifestants + petits cons de casseurs, provocateurs et autres).
Un café plus tard nous décidions d'élaborer un plan pour retrouver les autres enseigants du lycée : avancer plus vite que les autres en partant de la fin... Ce que nous fîmmes en compagnie de 10 000 autres personnes....
Ce fût la délivrance lorsque nous aperçûmes nos chers collègues. Le défilé qui s'en suivit fut des plus silencieux. Un vrai enterrement. Nous sentons, en effet, venir le vent du boulet, accusés depuis quelques temps de tous les maux (nous ne faisons rien et en plus nous mettons les enfants dans la rue. J'avais oublié : nous punissons les enfants, ça c'est pas bien du tout. Comment se fait-il puisque nous ne faisons rien?). Nombreux donc mais résignés notre chemin s'arrêta sur une place où après un moment les organisateurs demandèrent à tout le monde de rentrer chez soi. Voilà et c'est fini.
Il faudra donc accepter d'avoir plus d'élèves dans les classes parce que 24 élèves de lycée professionnel en cours de français, franchement c'est pas assez. C'est Monsieur Darcos qui l'a dit mais ce n'est pas lui qui va avoir 30 élèves l'année prochaine, c'est moi. Comment je vais faire ? J'ai une idée : on va échanger nos places tous les deux pendant une semaine. Moi ministre, lui prof et on va voir qui va le mieux s'en sortir ?
A bientôt Xav, j'ai hâte...

par MG publié dans : Le métier d'enseignant communauté : La communauté pédagogique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 14 mai 2008

Halte aux romanciers preneurs d’otage ! Laissez les enfants vivre ou cessez en tout cas de les faire souffrir dans vos livres !

Jetons un regard objectif sur une des évolutions du polar ces dernières années. Plus c’est glauque, plus ça marche.

N’y voyez là aucun fatalisme ni moralisme. Votre serviteur, au milieu des nombreuses louanges qui lui ont été faites pour son premier roman vient d’être affublé du même adjectif péjoratif : GLAUQUE. Je tiens à prévenir mes futurs lecteurs sur mon futur livre qui sera, peut-être, avec un peu de chance, dans un futur pas si lointain, achevé et possiblement publié que le même adjectif conviendra pour quelques scènes bien précises…

Ceci dit, jamais, oh grand jamais, je ne mettrai les enfants en scène, humiliés, maltraités… Là aussi certains auteurs nous décrivent moult détails dont ils auraient bien pu se passer sur le sort des tristes enfants pris en otage par des ravisseurs fictifs et par des créateurs bien réels.

J’entends déjà certains m’accuser d’être un bien-penseur, un moralisateur… Dans la vraie vie, me dira-t-on, il y a bel et bien des enfants pris en otage eux aussi, torturés. Certes, et quand bien même (e capöé comme on dit chez moi à Rumilly), supportez-vous qu’un romancier, même célèbre, décrive les souffrances ressenties par ces  doux êtres fragiles comme les appelaient Hugo (Melancholia) ? Personnellement non.

 

Et pourtant ça marche ! Prenez par exemple en 2005 Franck Thilliez La chambre des morts, salué unanimement par tous les critiques. La petite Eléonore meurt comme tous les autres enfants retenus par la Bête. Je cite : « L’estomac retourné, la fillette ralentit. Des grattements… Elle percevait des grattements. Là, partout autour, on creusait ». Quelques lignes plus tard la petite succombe. Et encore, ce passage ne contient pas vraiment de détails réellement sordides mais quand même : l’enfant n’est-il pas ici ramené au rang d’objet ? Le romancier ne s’en sert-il pas comme d’un appât sur le lecteur ?

Il y a pire. Prenons l’exemple de détails scatologiques énumérés avec très peu de grâce par Marin Ledun et son Modus Operandi (2007). C’est nauséeux à souhait. Je ne vous en citerai donc aucun extrait.

 

Ce serait ainsi une bonne idée de ne plus mêler les enfants aux sales histoires des adultes. Un pendu à une église c’est certes glauque mais ça le sera toujours moins qu’un enfant affamé, apeuré,  retenu dans une cave ! Alors laissons-vivre les enfants, libérés de leurs geôliers en tout genre…

 

par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Jeudi 8 mai 2008

Le 8 mai, jour de la victoire des Alliés sur les Nazis. Voilà l'occasion de souhaiter la paix entre les peuples, la fraternité, la baisse du chômage, la hausse du pouvoir d'achat, la baisse du prix de l'essence... Euh oui, je m'arrête, ça fait un peu montagne russe, non ? 
Seulement je voudrais pousser un râle... Il faut tout de même justifier le seul titre collectif de champion du monde qu'ils nous reste, nous les Français. En toute catégorie, invaincus et invincible depuis la nuit des temps, champions du monde de râlements en tout genre ! L'insatisfaction, le mécontentement, la rage, le grognement, la rouspétance sont nos mamelles quotidiennes !
Voici donc ma (modeste) contribution. Il y a plus de deux heures qu'un délicat voisin s'amuse avec sa perceuse ou disqueuse, enfin quelque chose qui fait beaucoup de bruit. On l'entend dans tout l'immeuble ! Et là, franchement, je commence à en avoir ma claque !  Le bruit vous rentre par les deux oreilles dans la partie réservée (en principe) à penser. Adieu les belles paroles sur la paix, la fraternité...
- P..... de voisin !!!
Lorsque tout ce tintamarre cesse, le marteau prend le relais. Certes, il faut bien que les travaux se fassent, alors sortons, il fait beau !
Nous sommes donc allés batifoler dans le parc. Enfin au grand air, nous nous sommes allongés dans l'herbe au milieu des marguerites. Alors que les nuages commençaient à monter et que le vent commençait à forcir, donnant une impression désagréable de fraîcheur, nous vîmes passés au milieu de l'herbe un humain à scooter. Celui-ci avait eu la prudence de se coiffer d'un casque, chose plutôt rare pour ces êtres parfois dénués de cerveau. Tout n'était donc pas perdu me dis-je !
Malgré ce non-événement, nous continuâmes à disserter sur la beauté de la nature lorsque le même humain passa devant nous, cette fois-ci le casque à la main. Il traversa en hâte le petit pont de bois (référence culturelle : Yves Duteil, chanteur (mal) engagé) et évita de justesse une petite fille avec son vélo à trois roues ou presque...
Je dis alors à ma bien-aimée :
- Mais que fait la police ? Et son chef, là, qui promettait plus de sécurité, que fait-il à part parler, s'attaquer aux plus faibles et récompenser les plus forts ? Certes, un certain nombre de nos (pauvres) compatriotes pensent encore qu'il est le sauveur. Yves Duteil en est persuadé de même que Lorie, c'est dire !
L'appel du ventre de votre serviteur vint à bout de ce sympathique monologue et nous rentrâmes d'un pas léger vers notre chez-nous.
Quel fut notre effroi lorsque le bruit si honni repris de plus bel. Mais, sans doute fatigué par son effort intense et le bruit qui va avec, le sieur voisin a consenti à s'arrêter une demi-heure plus tard. Ouf, il était temps !
  

par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 3 mai 2008
par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 2 mai 2008

Au lieu de faire un long discours sur la difficulté d'aller quérir sa nourriture, j'ai décidé de mettre ça sous forme de dessin...

 
 
 
par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Profil

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte Libre

Au lieu de dire des bétises il vaut mieux les écrire...
Le dernier de service - 2007

 

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Blog : Guides d'achat sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus