Réchauffement des relations franco-chinoises...
Nouvelle politique d'éducation, "prof et si c'était vous ?!"
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Ah, quelle belle tournure ! Se ranger. On peut l'employer dans plusieurs sens. La plus courante désigne le fait
de se placer dans un certain ordre et souvent sous la contrainte. Ceci dit, le questionnement "Et si on se rangeait ?" suggère autre chose...
Effectivement, cette question ne se pose guère si vous vous trouvez sur la voie de gauche de l'autoroute avec une grosse cylindrée aux fesses entrain de vous faire des appels de phare.
- Et si on se rangeait, chéri ?
- Non, attendons encore un peu histoire qu'il s'énerve et qu'il sorte son... téléphone portable pour appeler Nicolas S. de Neuilly pour lui dire que nous le gênons...
Non, bien évidemment. L'expression la plus adéquate date du milieu du XVIIIe et désigne quelqu'un qui adopte une vie régulière, sans excès.
Alors "Et si on se rangeait?" hein. Bon, d'abord il faudrait établir le fait que celui qui utilise cette expression n'est pas rangé. Et déjà ça ce n'est pas gagné ! Alors regardons-nous un peu le nombril (encore qu'il faudrait peut-être penser à regarder ce qu'il se passe autour. Ce message est
avant tout une reflexion destinée à l'auteur de ce blog qui ne pense parfois, comme la majorité des français, qu'à sa gueule).
Bon, deux points me viennent d'emblée : marié = pas bon ; fonctionnaire = pas bon. Pour le premier, il est vrai, je suis rangé, c'est incontestable, pas libre sur le marché. En ce qui
concerne le deuxième point, je me demande encore si ma place est bien enviable. Certes, l'Etat est notre papa et le salaire est notre lait (quelle belle expression, quel bel homme).
Va-t-on pour autant finir au pilori si nous ne lui obéissons pas, si nous ne nous rangeons pas à ses côtés ? Oui, pourquoi ne pas accepter d'avoir plus d'élèves en cours, après tout, ce n'est pas
bien difficile (mettez un politicien à ma place et je vous certifie qu'il ne tiendra pas une
semaine...). Pourquoi ne pas accepter de faire plus d'heures, après tout il est bien connu qu'en faisant dix-huit heures de cours, nous faisons dix-huit heures de travail (rires des enseignants,
les autres ne comprennent pas...).
Bref, pour répondre à la question "Et si on se rangeait ?", la réponse serait savoyarde normande : "de quel côté ?".
Samedi 5 avril. Il fait beau et presque chaud sur la grande avenue d’Echirolles à coté du Mac Donald. Pour les professeurs du Lycée voisin, ce n’est pas une journée de repos mais bel et bien une journée d’action et d’information. Ils n’ont pas faire grève de toute la semaine, invitant même leurs élèves à rester en cours et à ne pas participer aux manifestations spontanées.
Ils ne sont pourtant pas d’accord avec les mesures gouvernementales qui ont été prises. Réformer l’enseignement oui mais pas en coupant simplement des postes et en réduisant les années de formation. C’est pourquoi ils ont voulu avertir l’opinion d’une manière responsable, indépendamment des syndicats.
Comment s’exprimer autrement qu’en braillant lors d’une manifestation ?
Ces enseignants ont trouvé la réponse : informer par des tracts les automobilistes aux feux. Un sourire change tout. Les gens ont volontiers ouvert la fenêtre de leur véhicule et prit les prospectus. Ont-ils été convaincus par les arguments donnés ? Rien n’est moins sûr mais la plupart se sont montrés compréhensifs.
Une pancarte mise en évidence à un feu indiquait : « Non à la suppression du BEP ». Pourtant leurs revendications sont plus subtiles : non à une professionnalisation réduite à deux ans au lieu de quatre avec l’instauration du Bac pro trois ans (première année généraliste) ; non à une réduction de l’offre des formations ; non à une hausse des effectifs dans les classes…
Les griefs ne manquent donc pas pour alerter monsieur tout le monde. L’ambiance est restée bon enfant. Les organisateurs ont prévu dans les jours prochains une action du même type.
Sur une photo publiée par "Le Canard Enchaîné", on voit trois soldats vêtus de leurs treillis et derrière une
bannière à croix gammée.
Réaction au royaume de Sarkoland : Quelle surprise ? Des soldats extrémistes ?! Mais ce n’est pas possible mon bon monsieur ! Cela existe ? Cela se peut-il ?
Réaction de votre blogueur : ça existe depuis longtemps. Tenez je vous donne mon témoignage, qui contient, des faits authentiques et argumentés, extrait de mon livre « Le dernier de service », Editions Persée…
A l'approche des élections législatives, les deux chefs du couloir de gauche ne parlent que de ça.
A chaque fois qu'ils passent devant nous, ils s'arrêtent et disent :
- "Vous savez pour qui vous allez voter aux élections... ".
Nous savons bien ce qu'ils voudraient qu'on vote. Bullyn, Rousset et moi les rabrouons à maintes reprises. Leur propagande, teintée de sarcasmes, a échoué. Aucun de nous trois, bien sûr, n'a voté pour Le Pen. Les élections sont passées. Ils ne se remettent pas du résultat. Quand ils nous voient, ils saluent "la gauche plurielle" !
Ces deux-là ne sont malheureusement pas les seuls à voter Le Pen. L'armée, dans sa majorité, a toujours été favorable aux idées d'extrême droite. Ainsi les engagés de cette caserne, comme les autres, aiment les slogans à la fois simplistes, démagogiques et empreints d'autoritarisme du parti xénophobe. L'adjudant-chef fait évidemment partie de ces gens-là. Ses réflexions en attestent :
- "Toujours les mêmes qui désertent". S'adressant à des gendarmes :
- "Si c'est pour un melon, je vous le donne tout de suite".
Il constate avec dépit le nombre croissant d'engagés qui ont une couleur différente de la sienne. D'ailleurs ils sont plus nombreux à l'Escadron Technique. Il serre mollement la main d'un adjudant noir qui passe de temps en temps et méprise, à chaque fois, le maréchal des logis maghrébin qui l'accompagne.
Le pire a été un maréchal des logis responsable de notre peloton pendant une semaine. Crâne rasé, grand, maigre, un air de "déjà vu quelque part" et un style tout à fait caractéristique pour apostropher le peloton :
- "Alles Klar ?", en allemand : "Tout est clair ?".
De la provocation, voilà ce que c'est. Le stéréotype même du nazi… Et dans "nazi" il y a naze, gros naze même ! Le matin, il nous réveillait à coups de botte contre le lit, en gueulant comme le charretier qu'il était. Celui-là c'était le "grand frère" de Ganindho. On l'aurait pendu nous même si on avait pu. On l'a vu seulement une semaine, heureusement !
Au lieu de dire des bétises il vaut mieux les écrire...
Le dernier de service - 2007
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