Samedi 29 mars 2008

Le court article « Libéralisme et obligation militaire » de Xavier de Woillemont dans la très officielle Revue « Défense nationale et sécurité collective » demande le rétablissement du service militaire. Ce n’est pas dit en ces termes (voir ci-dessous) mais après traduction c’est ce que cela veut dire…

Lorsque j’ai lu que selon lui le conflit est, je cite, « utile et créateur », j'ai failli en tomber à la renverse ! L’utilité d’un conflit peut certes se discuter. Cependant le terme « créateur » est tout simplement d’une absurdité sans nom. J’avais cru, jusque-là qu’une guerre, pardon un conflit pour Monsieur de Woillemont, ne provoquait pas des créations mais plutôt des destructions : humaines, matériels, économiques…

Ne pas vouloir de l’obligation du service militaire serait ainsi pour lui du libéralisme, mais attention, ici le mot « libéralisme » est péjoratif (dévalorisant) alors que dans le Figaro ce terme est mélioratif (je traduis : valorisant). C’est d’autant plus amusant que le premier article visible sur ce site est celui d’Hervé Morin, ministre de la Défense, un pur antilibéral sans doute ?

L’auteur parle encore de « patriotisme » qui pourrait être retrouvé avec cette obligation. Si je me réfère à la définition du petit Larousse, 1983 (grand millésime), le patriotisme c’est « l’amour de la patrie ». C’est, selon moi, une bonne définition. Malheureusement, pour beaucoup, ce terme est assimilé à « nationalisme » qui signifie « exaltation de l’idée de patrie », ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Le mot exaltation renvoie à une exagération, à un phénomène excessif. Donc certains ne veulent pas entendre parler de patriotisme alors qu’ils aiment plus que beaucoup de leurs compatriotes leur pays, d’autres ne sont pas patriotes mais nationaliste ce qui est très différent. C'est le genre de personnes que je n'apprécie guère même avec la meilleure volonté mais parfois faut faire avec...

En conclusion, servir oui, mais tous ensemble, ce serait vraiment une première car ça n’a jamais existé. Comme je suis quelqu’un d’objectif et pas antimilitariste pour un sou, je vous laisse l’extrait ci-dessous de Xav’ qui s’est sûrement éclaté à écrire ça au mess des officiers :

 

Libéralisme et obligation militaire

 

Xavier de WOILLEMONT

 

 

La théorie libérale semble avoir gagné la bataille des idées, or elle est foncièrement incompatible avec l’idée d’obligation militaire. De fait, comment défendre, y compris jusqu’au sacrifice, une société dont la finalité est la préservation de ma personne ? Comment croire que le développement économique mènera nécessairement à la disparition des conflits ?

En réponse au paradoxe libéral, il est nécessaire de réhabiliter le conflit ; ambivalent, il est aussi utile et créateur. Surtout, il nous faut refonder l’obligation militaire en réactivant des valeurs collectives au sein de nos sociétés libérales. La pratique d’un socle minimum de vertus communes est le terreau indispensable à la notion d’obligation collective. Un patriotisme retrouvé et une communauté de conviction autour des intérêts nationaux iront de pair avec l’affirmation renouvelée de valeurs universelles pour justifier l’obligation militaire.

 

Beurk…

par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 28 mars 2008
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Bientôt, elle ne sera plus... En attendant, voici encore un peu de neige sur les montagnes...
par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 21 mars 2008

6396577.jpgCe matin, le manteau blanc a recouvert le parc attenant à notre chez nous. Quelle ironie ! Il n'a pas neigé de l'hiver (dans la vallée à 200m d'altitude) et voilà qu'il neige à Pâques. Sonnez les cloches ! Le temps est chamboulé, la machine climatique déraille ! Encore que... Il n'est pas du tout rare qu'il neige fin mars, même Avril n'est pas connu pour son beau temps Le dicton populaire dit bien "En Avril, ne te découvre pas d'un fil".

En fait, pas d'affolement, cessons les conneries clichés, il s'agit des fameuses giboulées. Je voulais vérifier tout ça avec une recherche sur Gogol Google, mais voilà sur ce que je suis tombé avec les mots pâques et neige : le ski, les touristes. Ben voyons... J'aurais dû m'abstenir de faire cette recherche. J'ai oublié une chose : nous vivons dans une société de cons consommation !

On ne peut y échapper. Voilà à quoi nous sommes réduits en tant qu'habitant des Alpes. Ahh le skiii! s'exclament nos parisiens et autres visiteurs, peu habitués au spectacle de la montagne et de sa compagne : la neige. Oui, voilà un petit peu de neige, pas de quoi fouetter un chat. Surtout qu'à Grenoble, elle a bien vite fondu la neige, elle a vite laissé place à la gadoue, au froid humide et au ciel gris.

Alors s'il vous plaît, pour évitez que je sois un poil grincheux, si vous n'êtes pas d'ici, levez un peu le nez de vos spatules, regardez les gens autour de vous !
Balladez-vous ailleurs que dans les stations, toutes plus laides les unes que les autres, venez au printemps (pas tout de suite quand même...) et appréciez les paysages avec ou sans neige !

Sur ce, j'espère le plus vite possible l'arrivée du printemps car mes fraises dehors sur le balcon se les gèlent, et que je suis d'une humeur exécrable d'autant que je viens d'entendre une fois de trop plus le son plus que désagréable du type qui occupe l'Elysée depuis maintenant presque dix mois...

par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : Grenoble
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Dimanche 16 mars 2008

Ce soir, je me suis lancé un défi : prendre au hasard 15 mots dans le dictionnaire et en faire une histoire qui tienne la route… Pour éviter toute tricherie, j’ai demandé à mon assistante personnelle de procéder au tirage au sort.

Voici les 15 mots retenus : listériose ; Mexique ; éclusée ; soubresaut ; Tripura ; pas-d’âne ; blanc ; Isaac (Jules) ; téléobjectif ; nitrate ; sphère ; gésier ; girafe ; mime ; châtaigne.

 

Je me suis donné le droit de regarder dans le dictionnaire certains mots, Tripura par exemple…

Voici le résultat :

« Les pages 15 et 16 du magazine étaient restées ouvertes. Listériose avait laissée tout en plan sur une image qui l’avait dégoûtée. Le photographe avait saisi l’instant où un éleveur du Périgord ouvrait une oie et son gésier.

Sa nuit fut agitée. Après de nombreux soubresauts, son esprit s’apaisa. Elle voguait désormais en eaux calmes. Elle ne pensait plus à sa thèse sur Isaac, historien français du début du XXe siècle. Il lui restait tant de travail à fournir… Non, elle se remémora  son voyage en Inde dans l’Etat du Tripura, ses palais luxuriants, ses fleuves aux éclusées énormes, la pollution aussi, du  nitrate mais aussi d’innombrables autres éléments toxiques.

Après un bref détour par le Mexique qu’elle avait adoré l’été précédent, elle finit en Tanzanie où, avec un téléobjectif, prêté par son professeur, elle avait pris de nombreux clichés des animaux de la savane, en particulier d’un qu’elle appréciait tout particulièrement : la girafe !

Que de pays magnifiques traversés et que d’aventures ! Mais finalement, était-on obligé de traverser la moitié de la sphère terrestre pour voir ou vivre des choses extraordinaires ? Le mime blanc qu’elle avait vu hier, place Grenette. N’était-ce pas aussi ça voyager ?

Demain, elle pourrait très bien aller prendre sa voiture, fouler quelques pas-d’âne, ramasser quelques châtaignes, en un mot faire une petite promenade qui lui oxygénerait efficacement la tête… »

par MG publié dans : Expériences communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 13 mars 2008
Quelle est la différence entre un témoignage et un roman autobiographique? On peut se poser la question à propos du dernier de service. Eh bien voilà, lecteur, tu vas connaître un secret. L'auteur travestit parfois la réalité (c'est un gros menteur). 
Le plus bel exemple se situe au départ du roman lorsque le personnage principal se retrouve pris dans un petit tremblement de terre qui précède de peu son départ à la conscription en août 1997.
Or, il se trouve, que le vrai tremblement de terre qui s'est produit dans la région annecienne a eu lieu un an auparavant en juillet 1996. Un petit artifice trouvé pour les besoins de l'histoire.

Ainsi, voici un article du journal du coin relatant les faits exacts... Ce tremblement de terre a profondément marqué ceux qui l'ont vécu...


Un séisme de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter s'est produit dans la nuit du 14 au 15 juillet en Haute-Savoie. Il n'y a pas eu de blessés mais des dommages importants dans le secteur Cruseilles-Annecy-Rumilly.

[Le Dauphiné Libéré, 16.07.1996]

DOCUMENT 1

HAUTE-SAVOIE

Dans la nuit de dimanche à lundi, Annecy a été l'épicentre du plus important tremblement de terre survenu dans les Alpes du Nord ces trente-cinq dernières années. Il a causé d'importants dégâts mais surtout provoqué une formidable émotion.
Le plus impressionnant, c'est le bruit : sourd, profond, inquiétant comme un train qui pénétrerait dans la pièce. Puis tombe le silence. "Un silence de mort !" Des témoignages comme celui-ci se dénombrent par centaines.
Deux heures treize, la nuit dernière. Les ultimes pétards des artifices ont à peine eu le temps de refroidir. Les fusées viennent juste de laisser place aux rayons des étoiles. Ainsi, les fêtes du 14 juillet s'achèvent pour entrer dans le champ du souvenir. Les derniers noctambules profitent encore de la douceur de la nuit estivale. Tout à coup, les sismographes s'affolent. Les Hauts-Savoyards sont tirés de leur sommeil brutalement. Avec une intensité de 5,2 sur l'échelle de Richter, ce nouveau tremblement de terre s'inscrit en bonne place dans la liste déjà longue des secousses sismiques ressenties en Haute-Savoie et dans les Alpes.
En réalité, la secousse n'aura duré qu'une dizaine de secondes, mais, c'est suffisant pour jeter le trouble, pour semer la peur et faire descendre dans la rue des centaines et des centaines d'habitants. Non seulement les lustres se sont mis en mouvement ; non seulement les balanciers des horloges se sont déplacés, les objets se sont renversés, les tableaux se sont décrochés des murs. Pire, les lézardes sont apparues dans les bâtiments, les cheminées se sont écroulées comme autant de châteaux de cartes, s'abattant sur les véhicules garés en contre-bas.
Il s'en suivra, dam les minutes qui suivent et tout au long de la nuit, puis de la matinée, toute une série d'appels téléphoniques en direction des sapeurs-pompiers et des services de secours, de la gendarmerie et de la police. En fin d'après-midi, le lieutenant-colonel Laurent, patron des sapeurs-pompiers, expliquait que ses services avaient reçu quelque 3 000 appels. Il faut sans doute multiplier ce chiffre par deux si l'on y ajoute les appels reçus par les gendarmes et la police.
Ce n'est qu'avec les lueurs du jour, aux premières heures de la matinée, que l'on pourra, d'une part mieux comprendre le phénomène, et d'autre part esquisser un premier bilan.
Sans vouloir dramatiser, il est évident que l'un et l'autre sont sérieux.
En tout cas, dés 2 heures 30, Michel Marin, le préfet de Haute-Savoie, avait mis en place une cellule de crise qui se montra efficace.
Il est bien sûr difficile, à chaud, d'esquisser un bilan exhaustif d'un tel séisme. Si les dégâts ne sont pas individuellement très graves, ils sont extraordinairement nombreux, consécutifs aux chutes de cheminées.

Plusieurs autres secousses d'intensité moindre se sont succédé au cours de la journée.

Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996

DOCUMENT 2

Si ce séisme a été ressenti par les populations dans toutes les Alpes du Nord, de la Suisse à la région grenobloise, il a été enregistré par plusieurs laboratoires de sismographie : celui du bureau de recherches géologiques et minières de Marseille, de l'Institut de physique du globe de Strasbourg, du Laboratoire de détection géophysique de Bruyéres-le-Châtel dans la région parisienne et, bien sûr, celui de l'observatoire de Grenoble qui, avec son réseau SISMALP, fournit les informations les plus précises : magnitude entre 5 et 5,3 sur l'échelle de Richter qui en comprend 8, épicentre à 4 km au Nord-Ouest d'Annecy, soit à la hauteur de l'aéroport de Meythet exactement par 45 degrés 56 minutes de latitude Nord et 6 degrés 6 minutes de longitude Est pour les spécialistes.
MM. Frechet et Thouvenot, responsables du réseau SISMALP, estiment que le foyer se trouvait entre 1 km et 2 km de profondeur, ce qui est peu. Ce tremblement de terre est lié au jeu de la faille du Vuache orientée du Nord-Ouest au Sud-Est, bien connue des géologues mais qui n'était que très peu active ces dernières années. Pourtant l'an dernier, le 2 août, un petit séisme s'était déjà produit sur cette faille presque au même endroit. La faille a coulissé, c'est-à-dire que le bloc de l'écorce terrestre situé au Nord-Est d'Annecy s'est déplacé légèrement sur la gauche pour un observateur situé au Sud-Ouest de la capitale haut-savoyarde.

 Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996.





par MG publié dans : Clé de roman communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 9 mars 2008

Quelle belle expression que celle-là ! Manque de pot. Oui, c'est pas de chance mais voilà, pas de cul, manque de bol, j'ai fait une faute d'orthographe dans mon livre. Et là c'est le draaaame ! 

Mais attention, c'est une magnifique bourde, pas une petite faute de rien du tout ! J'ai écrit manque de pot, manque de peau ! Ah là, piégé l'écrivain, la correctrice et l'éditeur ! 

Eh oui, que voulez-vous, nous avons tous des lacunes. Ce n'est pas Didier Pennac qui vous dira le contraire. Je vous parle de cet auteur car j'ai avalé son dernier opus "Chagrin d'école" en moins de temps qu'il n'en faut. Est-ce le lecteur lambda ou le professeur qui a lu cet ouvrage, sans doute ce dernier était le plus intéressé. 

Je ne vous la jouerai pas comme lui en vous disant que j'étais un cancre, ce serait mentir. En attendant, ma première note en sixième fut un zéro obtenu en dictée... Mais ce qu'il y a de bien avec l'orthographe, c'est que ça soigne. Je suis ainsi devenu, suite à ma bourde, un spécialiste du mot "pot" et ce, en trois coups de cuiller à pot autour d'un pot de confiture et d'un pot de fleurs, le pot aux roses ayant été découvert du côté du pot au noir.

La morale de l'histoire c'est que quel que soit notre âge, nous pouvons toujours découvrir, apprendre, élargir nos connaissances. Je dirai même qu'il sagit d'une question de survie intellectuelle à condition de toujours privilégier le fond par rapport à la forme... Le FOND par rapport à la FORME, la forme est importante certes mais le fond ne l'est-il pas davantage ? 

A bientôt...


par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 7 mars 2008

Ah qu'il est bon de retrouver l'internet ! Coupé injustement de la toile depuis plus d'un mois, ça y'est je suis de retour. 
Les journées sont bien remplies entre les cours et la promotion du bouquin. Pour l'instant les quelques librairies visitées m'ont fait bon accueil et il faut être optimiste pour la suite... 

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par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
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