Jeudi 5 juin 2008

Pour avoir de nombreux visiteurs et beaucoup de commentaires, je vous propose aujourd'hui la recette suivante...

1) Vous avez une impression un jour, vous en faites un article (Exemple : Preneurs d'otages).
2) Vous incriminez un ou deux romanciers à la mode en leur reprochant quelque chose.
3) Vous attendez un peu. Laissez agir.
4) Un bloggueur réagit vivement. Voilà une bonne occasion de faire de la surenchère.
5) Vous publiez un autre post qui va bien sûr déranger et faire réagir encore plus.
6) Résultat : plus de visiteurs, plus de commentaires !

Je pensai bien sûr ce que j'ai dit dans mes articles précédents et j'assume mes propos (Preneurs d'otages). J'en ai juste un peu rajouté (qualificatifs de nauséeux et autres), histoire de voir comment les gens réagiraient. Je n'ai pas été déçu ! Merci à tous pour ces réactions !
Je crois effectivement que c'est une question de goût. Chacun est libre de lire ou de raconter des histoires de prises d'otages avec des enfants. Simplement j'appelai à la retenue. Il est aussi effectivement important de parler des réalités de notre société et de ne pas se voiler la face.
Je ne sais pas exactement ce que peut apporter le livre de Marin Ledun. Pour moi, pas grand chose, dans "Modus operandi", les clichés y sont nombreux (personnage du commissaire Darrieux). Ceci dit, je n'ai rien contre lui. Il a un style littéraire tout à fait correct bien que je lui préfère Franck Thilliez. Bien sûr, il y a Fred Vargas mais ça c'est autre chose...
Effectivement comme le dit Dominique B., tout cela ce n'est que de la fiction ! Relativisons, moi en premier...

par Mathias Goddon publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 4 juin 2008

J'évoquai l'autre jour les côtés scatologiques des nouveaux polars et le fait que de plus en plus d'auteurs se servaient des enfants comme des marionnettes, notamment à l'occasion de prises d'otage. J'attaquai pour cela et en particulier "Modus Operandi" de Marin Ledun. Dans un passage de son livre, le narrateur est une enfant qui raconte ce qui va être la fin de sa vie. Je trouvai ça glauque, inutile et surtout "nauséeux". Pas bien du tout m'a t-on dit. Il est certain que je n'ai rien (excepté ça) contre cet auteur. Il ne faut pas être jaloux des autres.

Je vais donc simplement prouver ce que j'avance (Un certain Holden m'a mis au défi de trouver quoi que ce soit sur les détails scatologiques dont j'ai parlé). Voici un petit extrait très savoureux sans doute pour certains mais qui, à titre personnel, me fait gerber :

P 77-78 "J'aimerais m'évanouir mais mon corps refuse ce cadeau (...). La main se lève et tombe à nouveau. Cette fois je l'entends. Cette fois je la vois et je la sens tomber et cogner (...). Je mets un certain temps à comprendre que je me suis pissé et chié dessus. L'odeur est trop forte pour que je m'endorme."

Si ça c'est un pas un détail scatologique, alors c'est quoi ?!

par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 15 mai 2008

Je sens que je ne vais pas faire rire tout le monde à travers cet article.
Il est de bon ton (thon?) de taper, de nos jours, sur l'enseignant. C'est facile (beaucoup plus que sur un docker qui pourrait d'un coup de bras vous arracher la tête).
Je vais donc vous raconter ma journée de prof non-gréviste mais manifestant (je sais, il y a une contradiction). Le jeudi je n'ai cours que le matin. Je rappelle à ceux qui nous reprochent le nombre d'heures effectuées que les heures de travail ne correspondent pas seulement aux heures de cours. Cette précision étant faite, je trouvais dommage de jeter près de 70 euros par la fenêtre pour une matinée...
Une dizaine d'élèves au maximum peuplait un lycée devenu  désert. Mais que sont devenus les autres élèves ? A la manif du matin ? La plupart avait sans doute décidé de rester au lit ou de jouer à la playstation. J'affirme cela car, contrairement à d'autres, notre petit lycée de zone n'est absolument pas bloqué coomme les grands lycées du centre-ville le sont... L'absentéisme est un mal qui nous rongent petit à petit en lycée professionnel.
A 13 heures nous partîmes donc quatre valeureux et prirent le tram. Le trajet à pieds qui s'en suivit fut étrange (nous vîmes en effet des lycéens aller à contre-sens et faire tomber des poubelles sur la chaussée. C'est pas bien malin et la manif c'est pas dans cette direction !).
Bref, nous arrivâmes à la gare au dit rendez-vous. Notre CPE avait déjà sauvée à la fin de la matinée quelques lycéennes traumatisées  au point de ne plus bouger par les gaz lacrymogènes et la situation visiblement bordelique du matin (manifestants + petits cons de casseurs, provocateurs et autres).
Un café plus tard nous décidions d'élaborer un plan pour retrouver les autres enseigants du lycée : avancer plus vite que les autres en partant de la fin... Ce que nous fîmmes en compagnie de 10 000 autres personnes....
Ce fût la délivrance lorsque nous aperçûmes nos chers collègues. Le défilé qui s'en suivit fut des plus silencieux. Un vrai enterrement. Nous sentons, en effet, venir le vent du boulet, accusés depuis quelques temps de tous les maux (nous ne faisons rien et en plus nous mettons les enfants dans la rue. J'avais oublié : nous punissons les enfants, ça c'est pas bien du tout. Comment se fait-il puisque nous ne faisons rien?). Nombreux donc mais résignés notre chemin s'arrêta sur une place où après un moment les organisateurs demandèrent à tout le monde de rentrer chez soi. Voilà et c'est fini.
Il faudra donc accepter d'avoir plus d'élèves dans les classes parce que 24 élèves de lycée professionnel en cours de français, franchement c'est pas assez. C'est Monsieur Darcos qui l'a dit mais ce n'est pas lui qui va avoir 30 élèves l'année prochaine, c'est moi. Comment je vais faire ? J'ai une idée : on va échanger nos places tous les deux pendant une semaine. Moi ministre, lui prof et on va voir qui va le mieux s'en sortir ?
A bientôt Xav, j'ai hâte...

par MG publié dans : Le métier d'enseignant communauté : La communauté pédagogique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 14 mai 2008

Halte aux romanciers preneurs d’otage ! Laissez les enfants vivre ou cessez en tout cas de les faire souffrir dans vos livres !

Jetons un regard objectif sur une des évolutions du polar ces dernières années. Plus c’est glauque, plus ça marche.

N’y voyez là aucun fatalisme ni moralisme. Votre serviteur, au milieu des nombreuses louanges qui lui ont été faites pour son premier roman vient d’être affublé du même adjectif péjoratif : GLAUQUE. Je tiens à prévenir mes futurs lecteurs sur mon futur livre qui sera, peut-être, avec un peu de chance, dans un futur pas si lointain, achevé et possiblement publié que le même adjectif conviendra pour quelques scènes bien précises…

Ceci dit, jamais, oh grand jamais, je ne mettrai les enfants en scène, humiliés, maltraités… Là aussi certains auteurs nous décrivent moult détails dont ils auraient bien pu se passer sur le sort des tristes enfants pris en otage par des ravisseurs fictifs et par des créateurs bien réels.

J’entends déjà certains m’accuser d’être un bien-penseur, un moralisateur… Dans la vraie vie, me dira-t-on, il y a bel et bien des enfants pris en otage eux aussi, torturés. Certes, et quand bien même (e capöé comme on dit chez moi à Rumilly), supportez-vous qu’un romancier, même célèbre, décrive les souffrances ressenties par ces  doux êtres fragiles comme les appelaient Hugo (Melancholia) ? Personnellement non.

 

Et pourtant ça marche ! Prenez par exemple en 2005 Franck Thilliez La chambre des morts, salué unanimement par tous les critiques. La petite Eléonore meurt comme tous les autres enfants retenus par la Bête. Je cite : « L’estomac retourné, la fillette ralentit. Des grattements… Elle percevait des grattements. Là, partout autour, on creusait ». Quelques lignes plus tard la petite succombe. Et encore, ce passage ne contient pas vraiment de détails réellement sordides mais quand même : l’enfant n’est-il pas ici ramené au rang d’objet ? Le romancier ne s’en sert-il pas comme d’un appât sur le lecteur ?

Il y a pire. Prenons l’exemple de détails scatologiques énumérés avec très peu de grâce par Marin Ledun et son Modus Operandi (2007). C’est nauséeux à souhait. Je ne vous en citerai donc aucun extrait.

 

Ce serait ainsi une bonne idée de ne plus mêler les enfants aux sales histoires des adultes. Un pendu à une église c’est certes glauque mais ça le sera toujours moins qu’un enfant affamé, apeuré,  retenu dans une cave ! Alors laissons-vivre les enfants, libérés de leurs geôliers en tout genre…

 

par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Qui suis-je ?

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus