Jeudi 21 août 2008

Le week-end du 15 août à Nice, en voilà une drôle d’idée ! Voici deux versions de notre séjour. À vous de voir laquelle est authentique…


Première version

Avec mon épouse et mes lunettes Ray-Ban, j’ai pris ma plus belle voiture, une Bentley et j’ai foncé sur l’autoroute, les cheveux au vent… Nous sommes bien entendu descendus au Negresco (What else ?) puis nous nous sommes précipités au Casino d’à côté et avons dépensé sans compter.

Le deuxième jour, nous trouvâmes la ville un peu populaire, voire un peu popucrasse. Nous décidâmes de visiter une ville de notre niveau, Monaco. Le trajet se fit en hélicoptère (normal…). Le prince n’était malheureusement pas là pour nous accueillir. Sa seigneurie gigantissime était en déplacement pour des raisons hautement politiques. Nous trouvâmes heureusement Grâce et Reinier à leur place, à la cathédrale de la principauté.
Le soleil était magnifique et un ami (moyennant une petite contribution financière) nous a emmenés dans son yacht en mer. Je m’en achèterai un plus grand que lui l’année prochaine.

Nous avons achevé notre séjour dans les meilleurs restaurants et discothèques de la ville…

 

Deuxième version

Nous avons pris le TGV pour aller à Nice. Le billet de voyage en première classe était moins cher que celui de la deuxième classe. À la gare et dans le quartier environnant, un nombre impressionnant de SDF et autres clodos en tout genre stationnaient. L’Ibis, notre hôtel, était à deux pas, juste en face d’un Sex Shop.

Le soir même nous parcourûmes la ville. Les rues étaient sales et bondées de gens pas toujours bien intentionnés… Pourtant, un tag sur les murs de la gare nous avait prévenus :         À Nice, ça pue la pisse. De la belle poésie comme on l’aime, toute en finesse…

Le lendemain, l’impression fut différente. La colline du château et ses chemins avaient un charme indéniable. Plus encore, le plaisir le plus grand a été de descendre les ruelles niçoises, ornées de magnifiques mosaïques. La soirée fut ponctuée par un feu d’artifice détonnant.

Samedi, nous fîmes un tour du côté de Monaco par le biais du train. Plus qu’un voyage ferroviaire, ce fut un voyage en bétaillère. Nous n’étions pas les seuls à avoir eu l’idée… À notre arrivée, j’aurais pu dire ces quelques mots : bling, bling ! De la gare en marbre aux voitures de luxe en passant par les blaireaux photographiant en nombre, avec le flash, les pauvres poissons de l’aquarium de Monaco. Ce fut la visite la plus intéressante, loin devant celle du palais princier.

Nice est presque autant bling bling, et surtout très cher. Parmi les restaurants que nous avons faits, un seul s’est révélé bon marché et de qualité. Parmi les autres figurent beaucoup de voleurs (exemple, deux oranginas pour 7 euros). Le seul restaurant sympathique et peu cher (mais il en existe certainement d’autres) est « L’ », rue Mayerbeer !

 Conclusion. Nice c’est sympa, mais sûrement pas le 15 aout. L’année prochaine, on ira en Bretagne. On aura peut-être la pluie, mais au moins il y aura moins de monde…

Par MG - Publié dans : Carnets de voyages - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 18 août 2008

Nous avons été en ce week-end du 15 août à Nice. Je voulais vous faire le récit de nos aventures. Je commencerai pour une fois par la fin qui ne manque, pour le moins, pas de sel...

Dimanche, 17 h 25, gare de Nice. Le week-end n’avait pas manqué d'événements en tout genre dans cette ville, mais ce qui allait suivre constituera certainement une épopée mémorable.

Première mauvaise nouvelle, le train qui devait nous ramener fut annoncé avec 1 h 30 de retard. Comme nous devions absolument rentrer sur Grenoble pour lundi matin, nous ne pouvions prolonger le séjour. Jusque-là, rien de dramatique. Une caténaire avait été arrachée sur Aubagne. Point d’affolement, me dis-je. Comme tout le monde, nous nous assîmes au mur avec un peu de lectures…

Un TGV venant de Paris arriva avec à son bord des gens parfois à bout de nerfs, criant et pleurant auprès des agents. On les appelle plus communément des Parisiens. Ce train-là avait 4 heures de retard. C’est vrai que ça faisait déjà pas mal…

Une heure trente plus tard, le TGV que nous attendions fut effectivement en gare. Le contrat semblait respecté. Après l’annonce de l’arrivée en quai du train, dans un désordre indescriptible, nous montâmes remplis d’espoir. Après tout, les agents de la SNCF avaient fait preuve de sang froid, essayant, malgré la tempête, de tenir bon la barre.

Ce TGV était un vrai omnibus, s’arrêtant à toutes les villes de la Côte d'Azur : Antibes, Cannes, St-Raphaël, Draguignan, Toulon, Marseille… Antibes avait l’air d’être une ville fort agréable, nous restâmes en gare plus d’une heure et quinze minutes. Cannes également, une heure. À ce moment-là, je me mis à rêver d’une chambre d’hôtel offert par notre compagnie nationale au Martinez... Plus réaliste, mon voisin, qui poussait vingt soupirs à la minute et fumait trois cigarettes à chaque escale, espérait un plateau-repas. Espoirs déçus.

St-Raphaël ne nous occupa que trente minutes. Après, que dire, le temps n’existait plus et s’étirait à l’infini. Les questions se bousculaient dans nos têtes. Allait-on dormir dans un hôtel ou dans le train ? À quelle heure allait-on arriver ? À Draguignan, je me décidai à me dégourdir les jambes et mon épouse, au passage, me réclama un chocolat chaud.

-         Vous avez de la chance, s’écria l’hôtesse, c’est le dernier !

J’avais déjà bien entendu cette phrase quelque part, je ne sais plus où, mais je ne me sentais pas vraiment chanceux. 2,90 euros, franchement c’était plus cher que dans les troquets de la ville que l’on venait de quitter, un comble.

Toulon fut vite passé, mais Aubagne nous retînt quelques minutes encore. Des TGV, des TER et même des trains de marchandises erraient, tels des vaisseaux fantômes… Les passagers semblaient tous hagards et fatigués. C’est d’ailleurs ce qui semblait tous nous arriver. Les paupières se fermaient toutes seules, mais le sommeil ne me submergea point. Et puis, ce fut Marseille.
Gare St-Charles. Des TGV vides, prêts au départ pour le lendemain. Il était trois heures du matin.

Le chauffeur fut remplacé, le nouveau arriva. Il dit d’une voix monocorde : « Le TGV nº 6773 pour Valence-Lyon-Mâcon-Dijon va partir. Il a approximativement 6 h 30 de retard. Vos billets vous seront intégralement remboursés ». Rire général. Effet comique garanti. 6 h 30. Voilà un beau score. Mon voisin se fendit d’un « C’est un autre monde » ; je rajoutai « C’est beau la technologie ». Les nerfs commençaient à manquer pour tout le monde, mais les sourires masquaient le désarroi de chacun.

Marseille-Valence. Nous devions nous arrêter à Valence, on nous demanda d’aller jusqu’à Lyon… On nous promit une collation et un train à 5 h 50 du matin. Chouette... À notre arrivée, ayant vu un attroupement devant une salle, nous nous y précipitâmes. Bien nous en prit. Un agent demanda combien de personnes allaient sur St-Etienne et sur Grenoble. Nous l’emportâmes 8 à 7… Un taxi pouvait emporter 7 personnes, une charmante jeune fille asiatique nous céda d’ailleurs la place (qu’elle en soit remerciée. Je peux lui offrir un cadeau exceptionnel : un livre de votre serviteur avec sa dédicace…).

Le chauffeur nous emmena à vive allure à la gare de Grenoble. Il était environ 5 h 45 du matin… Il nous resta à trouver un taxi grenoblois et revenir chez nous. Il était 6 heures du matin !

Bilan : le record du monde de lenteur a été battu, 14 heures pour aller de Nice à Grenoble et un léger retard d’approximativement 7 heures 30, une bagatelle. Trois heures de sommeil en tout et pour tout…

Par MG - Publié dans : Carnets de voyages - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 19 juillet 2008

Le regard dans le vague, Riccardo Ricco rentre piteusement dans la voiture de son équipe, Saunier-Duval. Le Pantani de pacotille est tombé. C'est qu'il est surpris le cobra ! On lui avait dit que le CERA, EPO retardant, était indétectable... Et il se retrouve-là, au milieu d’une foule hostile, escorté par des gendarmes ! Les surprises ne sont pas finies : garde-à-vue, mise en examen, perquisition. Le gamin nie, il ne s’est pas dopé, ou à l’insu de son plein-gré sans doute… Sauf que des produits ont été retrouvés dans ses affaires…

Le tricheur démasqué ne peut s’en prendre qu’à lui-même ! Arrogant au possible, il disait être le meilleur et revendiquait fièrement vouloir ressembler au grand (dopé) Pantani. Trop suspect pour être honnête, le transalpin se montrait des plus désagréables, paraît-il, avec les contrôleurs de l’anti-dopage…

Que dire de son équipe Saunier-Duval ? Insolente de domination dans les Pyrénées, une équipe comme on n’en avait pas vu dans la montagne depuis celles de Lance Armstrong ou encore les Festina d’un certain Richard Virenque… Encore que si… Je me souviens. C'était l'année dernière, Astana avait aussi marqué de son empreinte les étapes de montagne avec le résultat que l’on sait : Vinokourov et consorts hors-course !

Totalement ? Astana est toujours une équipe du pro tour… L’UCI, l’Union des Crétins et des Indigents, et son chef, Pat Mac Quaid, continuent d’être complice du dopage. Ce n’est pas l’UCI qui décide totalement de la venue des équipes cyclistes sur le tour de France sinon l’équipe Kazak serait présente…

Rassurez-vous, il reste des frères à Ricco sur le tour de France. Combien : 10, 20 ? Sont-ils plus malins ? Utilisent-ils d’autres produits, réellement indétectables, ceux-là ? Sans doute, le maillot jaune actuel sourit et paraît (devant les caméras) détendu. Derrière, les repentis (Millar), les honnêtes forçats de la route (Voeckler, Casar…) continueront de faire la grimace dans les cols et lâcher vite fait des minutes au groupe des quinze meilleurs, qui sont bien sûr, naturellement, meilleurs, pas dopés du tout, tu penses…

Faut-il arrêter le tour ? Là, je réponds non. Car ce n’est pas le tour qui est coupable mais certaines équipes, certaines fédérations. Celles-ci doivent faire le ménage, avoir une éthique. Une équipe russe, actuellement au deuxième échelon international, non-présente sur le tour, recrute à tour de bras. Les pétrodollars coulent à flots comme chez ceux d’Astana… Une équipe qui sera à coup sûr très forte l’année prochaine, très éthique, rien n'est moins sûr…

Demain, j’allumerai une fois de plus mon téléviseur pour regarder le tour de la farce. Comme tant d’autres, j’écouterai les commentaires devenus frileux des journalistes de France 2. Quelques jours plus tôt, l’un d’entre eux avait dit, sûr de lui, je cite : « Ricardo Ricco, lui ce n’est pas pareil, on lui a fait des tests, il a naturellement un taux d’EPO à 51 ». Du jamais vu en somme, car j’avais entendu dire qu’au-delà de 50, ce ne pouvait pas être naturel… Il faut que j’oublie tout cela. Jean-René et consorts le font très bien, eux, chaque année…
L'espoir fait vivre comme l'on dit, surtout pour les amateurs de la petite reine...

Par MG - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 18 juillet 2008

Je tenais à remercier tous ceux (famille, amis) qui m'ont encouragé et soutenu en vue de la petite opération que j'ai subi mardi. Tout s'est bien déroulé. Je dois me reposer pendant quelques temps mais la bonne nouvelle c'est que je pourrais me consacrer davantage à l'écriture du roman en cours et alimenter le blog. A défaut encore de pouvoir parler, je peux écrire et je ne m'en priverai pas ces prochains jours...
A plus...

Par MG - Publié dans : Actualités - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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