Voilà, ça y’est ! Le dernier chocolat est tombé, les armes à la main. La boîte, si délicieusement agencée, s’est progressivement vidée, jour après jour.
Et l’inéluctable s’est produit !
Saisi par une envie irrépressible, je me suis jeté ce soir sur les deux derniers spécimens. Ils étaient tout aussi appétissants que les premiers
même si, évidemment, leur goût m’était devenu familier.
J’ai d’abord raflé celui au chocolat au lait nappé d’une demi-noisette puis, deux minutes plus tard, le carré au chocolat noir, XX %, y est passé.
C’en était fini de ces chocolats fins dont la vie a été plutôt éphémère mais au combien, sans doute, trépidante !
La période chocolat est terminée, elle recommencera bien l’année prochaine ! En attendant, je savourerais les quelques nougats qui traînent
ça et là, comme les cailloux du petit chaperon rouge…
par MG
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Ces temps-ci a lieu dans mon lycée un concours navrant dont la compétition est acharnée : la blague de celui qui fait le moins rire… Cette discipline
existait déjà à mon époque et ne rendait guère service à ses lauréats. Je me souviens notamment d’un personnage surnommé Chappu, complètement déjanté, pour ne pas dire dérangé, qui est, sans
doute, à l’heure où je vous parle, sous des cartons dans une rue infâme d’Annecy ou de ses environs. Ses blagues douteuses nous consternaient à chaque cours et il est arrivé plus d’une fois où le
lynchage a été évité de justesse. On surnommait ces êtres de fond de vallée « crétins des Alpes »…
Mais revenons à nos moutons! Cette compétition réunit cette année des champions jamais vus, des êtres aux allures quasi-simiesques, en résumé une
alchimie issue des pires fléaux de l’humanité : synthèse des pollutions en tout genre. Vous y ajoutez la catastrophe de Tchernobyl et vous trouvez les deux champions toutes catégories. Nous
les appellerons Dupont et Dupond tant leur ressemblance est frappante...
Ils constituent l’élite puisqu’ils sont venus à bout victorieusement l’année dernière d’un examen extraordinairement difficile dans notre lycée,
le bep, 31% de réussite l’année dernière, record de l’académie et peut-être même national, qui sait?…
Dupont et Dupond ne sont pas des êtres dénués de toute intelligence mais se font la guerre à chaque heure de cours. Il s’agit d’être l’élu, celui
dont la blague fait le moins rire. Ce lundi, la compétition a été d’un niveau jusque-là jamais atteint. Les tartufferies de l’un étaient suivies des bouffonneries de l’autre. Il me manquait juste
deux couronnes que j’aurais dû astucieusement prendre l’autre jour à la cantine lors de la cérémonie des galettes dite des rois (rois de quoi?).
La barrière a été placée très haute, les regards médusés de leurs camarades se sont succédés à chaque diatribe de l’un d’eux. Combien d’essais
exactement, je ne saurais dire, quatre, cinq (?) chacun, tout cela en deux heures. Chapeau bas! Même les élèves les plus patients ont faillit craquer. Certains ont même suppliés que je
fasse un signalement auprès du médecin scolaire, c’est vous dire!
Bien sûr, les appréciations du bulletin sont en rapport avec la nuisance occasionnée. Mais ne nous leurrons pas, ces marques d’affections
langagières ne seront guère suivies d’effets. Le coup de pied au cul aurait été bien sûr préférable mais totalement prohibé depuis quelques années.
Gageons que cette compétition marque une pause ces prochains jours pour donner une lueur d’espoir à tous ceux qui croient encore aux progrès de
l’humanité!
Je ne
pensai pas citer un jour Molière sur ce blog. Pourtant, force est de reconnaître la justesse de sa citation ! Je rajouterai simplement : le chemin est très, très long du projet à
la chose…
Cela s’applique particulièrement dans le monde de l’édition… Non seulement il faut du temps pour écrire un bouquin, surtout lorsque l’on a un
métier à côté… J’entends déjà s’esclaffer mes élèves : « Ah ah Monsieur, ne nous faîtes pas croire que vous travaillez, c’est pas possible ! ». J’entends aussi quelques
familiers me dire : « N’exagère rien, il y a des périodes où tu travailles moins que d’autres ». Je concède que sur ce dernier point, ils ont raison. Je modalise (notion
argumentative, si vous êtes un élève ne criez pas, cherchez le mot dans Wikipédia...). Voyez ! Il faut être aussi patient avec ses familiers qu’avec ses élèves (surtout…). Mais je m‘égare du
sujet…
Qu’il est long le chemin de l’édition ! Une fois que vous avez achevé votre manuscrit et trouver un éditeur, l’attente commence :
corrections, re-corrections, choix de la couverture… et re-attente ! Il faut en effet que la société qui fabrique votre livre ait le temps de bien vérifier et re-vérifier et re-re-vérifier
… Je pourrais continuer longtemps, soyez patients chers lecteurs !
En tout, cela fait donc presque six mois que l’éditeur a accepté de produire le saint ouvrage et alleluia, selon un sondage fait auprès de la
société qui s’occupe de le fabriquer, le LIVRE (Le dernier de service, éditions Persée, 11,50 TTC...) devrait être en vente début février. Voilà le scoop et il fallait être patient pour
l’avoir…
par MG
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