Jeudi 13 mars 2008
Quelle est la différence entre un témoignage et un roman autobiographique? On peut se poser la question à propos du dernier de service. Eh bien voilà, lecteur, tu vas connaître un secret. L'auteur travestit parfois la réalité (c'est un gros menteur). 
Le plus bel exemple se situe au départ du roman lorsque le personnage principal se retrouve pris dans un petit tremblement de terre qui précède de peu son départ à la conscription en août 1997.
Or, il se trouve, que le vrai tremblement de terre qui s'est produit dans la région annecienne a eu lieu un an auparavant en juillet 1996. Un petit artifice trouvé pour les besoins de l'histoire.

Ainsi, voici un article du journal du coin relatant les faits exacts... Ce tremblement de terre a profondément marqué ceux qui l'ont vécu...


Un séisme de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter s'est produit dans la nuit du 14 au 15 juillet en Haute-Savoie. Il n'y a pas eu de blessés mais des dommages importants dans le secteur Cruseilles-Annecy-Rumilly.

[Le Dauphiné Libéré, 16.07.1996]

DOCUMENT 1

HAUTE-SAVOIE

Dans la nuit de dimanche à lundi, Annecy a été l'épicentre du plus important tremblement de terre survenu dans les Alpes du Nord ces trente-cinq dernières années. Il a causé d'importants dégâts mais surtout provoqué une formidable émotion.
Le plus impressionnant, c'est le bruit : sourd, profond, inquiétant comme un train qui pénétrerait dans la pièce. Puis tombe le silence. "Un silence de mort !" Des témoignages comme celui-ci se dénombrent par centaines.
Deux heures treize, la nuit dernière. Les ultimes pétards des artifices ont à peine eu le temps de refroidir. Les fusées viennent juste de laisser place aux rayons des étoiles. Ainsi, les fêtes du 14 juillet s'achèvent pour entrer dans le champ du souvenir. Les derniers noctambules profitent encore de la douceur de la nuit estivale. Tout à coup, les sismographes s'affolent. Les Hauts-Savoyards sont tirés de leur sommeil brutalement. Avec une intensité de 5,2 sur l'échelle de Richter, ce nouveau tremblement de terre s'inscrit en bonne place dans la liste déjà longue des secousses sismiques ressenties en Haute-Savoie et dans les Alpes.
En réalité, la secousse n'aura duré qu'une dizaine de secondes, mais, c'est suffisant pour jeter le trouble, pour semer la peur et faire descendre dans la rue des centaines et des centaines d'habitants. Non seulement les lustres se sont mis en mouvement ; non seulement les balanciers des horloges se sont déplacés, les objets se sont renversés, les tableaux se sont décrochés des murs. Pire, les lézardes sont apparues dans les bâtiments, les cheminées se sont écroulées comme autant de châteaux de cartes, s'abattant sur les véhicules garés en contre-bas.
Il s'en suivra, dam les minutes qui suivent et tout au long de la nuit, puis de la matinée, toute une série d'appels téléphoniques en direction des sapeurs-pompiers et des services de secours, de la gendarmerie et de la police. En fin d'après-midi, le lieutenant-colonel Laurent, patron des sapeurs-pompiers, expliquait que ses services avaient reçu quelque 3 000 appels. Il faut sans doute multiplier ce chiffre par deux si l'on y ajoute les appels reçus par les gendarmes et la police.
Ce n'est qu'avec les lueurs du jour, aux premières heures de la matinée, que l'on pourra, d'une part mieux comprendre le phénomène, et d'autre part esquisser un premier bilan.
Sans vouloir dramatiser, il est évident que l'un et l'autre sont sérieux.
En tout cas, dés 2 heures 30, Michel Marin, le préfet de Haute-Savoie, avait mis en place une cellule de crise qui se montra efficace.
Il est bien sûr difficile, à chaud, d'esquisser un bilan exhaustif d'un tel séisme. Si les dégâts ne sont pas individuellement très graves, ils sont extraordinairement nombreux, consécutifs aux chutes de cheminées.

Plusieurs autres secousses d'intensité moindre se sont succédé au cours de la journée.

Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996

DOCUMENT 2

Si ce séisme a été ressenti par les populations dans toutes les Alpes du Nord, de la Suisse à la région grenobloise, il a été enregistré par plusieurs laboratoires de sismographie : celui du bureau de recherches géologiques et minières de Marseille, de l'Institut de physique du globe de Strasbourg, du Laboratoire de détection géophysique de Bruyéres-le-Châtel dans la région parisienne et, bien sûr, celui de l'observatoire de Grenoble qui, avec son réseau SISMALP, fournit les informations les plus précises : magnitude entre 5 et 5,3 sur l'échelle de Richter qui en comprend 8, épicentre à 4 km au Nord-Ouest d'Annecy, soit à la hauteur de l'aéroport de Meythet exactement par 45 degrés 56 minutes de latitude Nord et 6 degrés 6 minutes de longitude Est pour les spécialistes.
MM. Frechet et Thouvenot, responsables du réseau SISMALP, estiment que le foyer se trouvait entre 1 km et 2 km de profondeur, ce qui est peu. Ce tremblement de terre est lié au jeu de la faille du Vuache orientée du Nord-Ouest au Sud-Est, bien connue des géologues mais qui n'était que très peu active ces dernières années. Pourtant l'an dernier, le 2 août, un petit séisme s'était déjà produit sur cette faille presque au même endroit. La faille a coulissé, c'est-à-dire que le bloc de l'écorce terrestre situé au Nord-Est d'Annecy s'est déplacé légèrement sur la gauche pour un observateur situé au Sud-Ouest de la capitale haut-savoyarde.

 Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996.





par MG publié dans : Clé de roman communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 9 mars 2008

Quelle belle expression que celle-là ! Manque de pot. Oui, c'est pas de chance mais voilà, pas de cul, manque de bol, j'ai fait une faute d'orthographe dans mon livre. Et là c'est le draaaame ! 

Mais attention, c'est une magnifique bourde, pas une petite faute de rien du tout ! J'ai écrit manque de pot, manque de peau ! Ah là, piégé l'écrivain, la correctrice et l'éditeur ! 

Eh oui, que voulez-vous, nous avons tous des lacunes. Ce n'est pas Didier Pennac qui vous dira le contraire. Je vous parle de cet auteur car j'ai avalé son dernier opus "Chagrin d'école" en moins de temps qu'il n'en faut. Est-ce le lecteur lambda ou le professeur qui a lu cet ouvrage, sans doute ce dernier était le plus intéressé. 

Je ne vous la jouerai pas comme lui en vous disant que j'étais un cancre, ce serait mentir. En attendant, ma première note en sixième fut un zéro obtenu en dictée... Mais ce qu'il y a de bien avec l'orthographe, c'est que ça soigne. Je suis ainsi devenu, suite à ma bourde, un spécialiste du mot "pot" et ce, en trois coups de cuiller à pot autour d'un pot de confiture et d'un pot de fleurs, le pot aux roses ayant été découvert du côté du pot au noir.

La morale de l'histoire c'est que quel que soit notre âge, nous pouvons toujours découvrir, apprendre, élargir nos connaissances. Je dirai même qu'il sagit d'une question de survie intellectuelle à condition de toujours privilégier le fond par rapport à la forme... Le FOND par rapport à la FORME, la forme est importante certes mais le fond ne l'est-il pas davantage ? 

A bientôt...


par MG publié dans : Billets d'humeur communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 7 mars 2008

Ah qu'il est bon de retrouver l'internet ! Coupé injustement de la toile depuis plus d'un mois, ça y'est je suis de retour. 
Les journées sont bien remplies entre les cours et la promotion du bouquin. Pour l'instant les quelques librairies visitées m'ont fait bon accueil et il faut être optimiste pour la suite... 

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par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 15 février 2008

C’est fait. Mon livre « Le dernier de service » vient de paraître aux éditions Persée.

Je résume l’histoire afin de donner l’envie (ou pas) de se le procurer…

 Il s’agit d’un étudiant qui doit accomplir son service militaire. A l’époque (1997-1998), la conscription est encore obligatoire, mais chacun sait alors que ce système vit ses derniers moments. Vous voici plonger dans l’univers tout particulier d’une caserne militaire ! De nombreux événements vont survenir au cours de ces dix mois de service, des moments joyeux, difficiles…

Derrière les anecdotes, des questions sur notre société actuelle peuvent se poser notamment celle-ci : «Faut-il réinstaurer le service militaire ?»

 A vous de vous faire une idée…

 

Mon livre est pour l’instant disponible chez :

-          Fnac (Fnac France et Belgique ; Fnac.com)

-          Amazon.fr

-          Alapage.com

-          Chapitre.com

-          Auchan Librairie (site Internet)

-          Dilicom (base de référencement des libraires).

 

 

par MG publié dans : Actualités communauté : L'écriture dans tous ses états
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