Dimanche 6 avril 2008

Une opération tractage a été organisée ce week-end à Echirolles par une quinzaine d’enseignants du lycée Thomas Edison.

 

Samedi 5 avril. Il fait beau et presque chaud sur la grande avenue d’Echirolles à coté du Mac Donald. Pour les professeurs du Lycée voisin, ce n’est pas une journée de repos mais bel et bien une journée d’action et d’information. Ils n’ont pas faire grève de toute la semaine, invitant même leurs élèves à rester en cours et à ne pas participer aux manifestations spontanées.

 

Ils ne sont pourtant pas d’accord avec les mesures gouvernementales qui ont été prises. Réformer l’enseignement oui mais pas en coupant simplement des postes et en réduisant les années de formation. C’est pourquoi ils ont voulu avertir l’opinion d’une manière responsable, indépendamment des syndicats.

 

Comment s’exprimer autrement qu’en braillant lors d’une manifestation ?

Ces enseignants ont trouvé la réponse : informer par des tracts les automobilistes aux feux. Un sourire change tout. Les gens ont volontiers ouvert la fenêtre de leur véhicule et prit les prospectus. Ont-ils été convaincus par les arguments donnés ? Rien n’est moins sûr mais la plupart se sont montrés compréhensifs.

 

Une pancarte mise en évidence à un feu indiquait : « Non à la suppression du BEP ». Pourtant leurs revendications sont plus subtiles : non à une professionnalisation réduite à deux ans au lieu de quatre avec l’instauration du Bac pro trois ans (première année généraliste) ; non à une réduction de l’offre des formations ; non à une hausse des effectifs dans les classes…

 

Les griefs ne manquent donc pas pour alerter monsieur tout le monde. L’ambiance est restée bon enfant. Les organisateurs ont prévu dans les jours prochains une action du même type.

 

Par MG - Publié dans : Le métier d'enseignant - Communauté : La communauté pédagogique
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Mercredi 2 avril 2008

Sur une photo publiée par "Le Canard Enchaîné", on voit trois soldats vêtus de leurs treillis et derrière une bannière à croix gammée.

Réaction au royaume de Sarkoland : Quelle surprise ? Des soldats extrémistes ?! Mais ce n’est pas possible mon bon monsieur ! Cela existe ? Cela se peut-il ?

Réaction de votre blogueur : ça existe depuis longtemps. Tenez je vous donne mon témoignage, qui contient, des faits authentiques et argumentés, extrait de mon livre « Le dernier de service », Editions Persée…



A l'approche des élections législatives, les deux chefs du couloir de gauche ne parlent que de ça.

A chaque fois qu'ils passent devant nous, ils s'arrêtent et disent :

- "Vous savez pour qui vous allez voter aux élections... ".

 

Nous savons bien ce qu'ils voudraient qu'on vote. Bullyn, Rousset et moi les rabrouons à maintes reprises. Leur propagande, teintée de sarcasmes, a échoué. Aucun de nous trois, bien sûr, n'a voté pour Le Pen. Les élections sont passées. Ils ne se remettent pas du résultat. Quand ils nous voient, ils saluent "la gauche plurielle" !

 

Ces deux-là ne sont malheureusement pas les seuls à voter Le Pen. L'armée, dans sa majorité, a toujours été favorable aux idées d'extrême droite. Ainsi les engagés de cette caserne, comme les autres, aiment les slogans à la fois simplistes, démagogiques et empreints d'autoritarisme du parti xénophobe. L'adjudant-chef fait évidemment partie de ces gens-là. Ses réflexions en attestent :

- "Toujours les mêmes qui désertent". S'adressant à des gendarmes :

- "Si c'est pour un melon, je vous le donne tout de suite".

 

Il constate avec dépit le nombre croissant d'engagés qui ont une couleur différente de la sienne. D'ailleurs ils sont plus nombreux à l'Escadron Technique. Il serre mollement la main d'un adjudant noir qui passe de temps en temps et méprise, à chaque fois, le maréchal des logis maghrébin qui l'accompagne.

 

Le pire a été un maréchal des logis responsable de notre peloton pendant une semaine. Crâne rasé, grand, maigre, un air de "déjà vu quelque part" et un style tout à fait caractéristique pour apostropher le peloton :

- "Alles Klar ?", en allemand : "Tout est clair ?".

De la provocation, voilà ce que c'est. Le stéréotype même du nazi… Et dans "nazi" il y a naze, gros naze même ! Le matin, il nous réveillait à coups de botte contre le lit, en gueulant comme le charretier qu'il était. Celui-là c'était le "grand frère" de Ganindho. On l'aurait pendu nous même si on avait pu. On l'a vu seulement une semaine, heureusement !

Par MG - Publié dans : Clé de roman - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 29 mars 2008

Le court article « Libéralisme et obligation militaire » de Xavier de Woillemont dans la très officielle Revue « Défense nationale et sécurité collective » demande le rétablissement du service militaire. Ce n’est pas dit en ces termes (voir ci-dessous) mais après traduction c’est ce que cela veut dire…

Lorsque j’ai lu que selon lui le conflit est, je cite, « utile et créateur », j'ai failli en tomber à la renverse ! L’utilité d’un conflit peut certes se discuter. Cependant le terme « créateur » est tout simplement d’une absurdité sans nom. J’avais cru, jusque-là qu’une guerre, pardon un conflit pour Monsieur de Woillemont, ne provoquait pas des créations mais plutôt des destructions : humaines, matériels, économiques…

Ne pas vouloir de l’obligation du service militaire serait ainsi pour lui du libéralisme, mais attention, ici le mot « libéralisme » est péjoratif (dévalorisant) alors que dans le Figaro ce terme est mélioratif (je traduis : valorisant). C’est d’autant plus amusant que le premier article visible sur ce site est celui d’Hervé Morin, ministre de la Défense, un pur antilibéral sans doute ?

L’auteur parle encore de « patriotisme » qui pourrait être retrouvé avec cette obligation. Si je me réfère à la définition du petit Larousse, 1983 (grand millésime), le patriotisme c’est « l’amour de la patrie ». C’est, selon moi, une bonne définition. Malheureusement, pour beaucoup, ce terme est assimilé à « nationalisme » qui signifie « exaltation de l’idée de patrie », ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Le mot exaltation renvoie à une exagération, à un phénomène excessif. Donc certains ne veulent pas entendre parler de patriotisme alors qu’ils aiment plus que beaucoup de leurs compatriotes leur pays, d’autres ne sont pas patriotes mais nationaliste ce qui est très différent. C'est le genre de personnes que je n'apprécie guère même avec la meilleure volonté mais parfois faut faire avec...

En conclusion, servir oui, mais tous ensemble, ce serait vraiment une première car ça n’a jamais existé. Comme je suis quelqu’un d’objectif et pas antimilitariste pour un sou, je vous laisse l’extrait ci-dessous de Xav’ qui s’est sûrement éclaté à écrire ça au mess des officiers :

 

Libéralisme et obligation militaire

 

Xavier de WOILLEMONT

 

 

La théorie libérale semble avoir gagné la bataille des idées, or elle est foncièrement incompatible avec l’idée d’obligation militaire. De fait, comment défendre, y compris jusqu’au sacrifice, une société dont la finalité est la préservation de ma personne ? Comment croire que le développement économique mènera nécessairement à la disparition des conflits ?

En réponse au paradoxe libéral, il est nécessaire de réhabiliter le conflit ; ambivalent, il est aussi utile et créateur. Surtout, il nous faut refonder l’obligation militaire en réactivant des valeurs collectives au sein de nos sociétés libérales. La pratique d’un socle minimum de vertus communes est le terreau indispensable à la notion d’obligation collective. Un patriotisme retrouvé et une communauté de conviction autour des intérêts nationaux iront de pair avec l’affirmation renouvelée de valeurs universelles pour justifier l’obligation militaire.

 

Beurk…

Par MG - Publié dans : Billets d'humeur - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 28 mars 2008
DSC00121.JPG
Bientôt, elle ne sera plus... En attendant, voici encore un peu de neige sur les montagnes...
Par MG - Publié dans : Actualités - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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  • : Blog de l'auteur Mathias Goddon. Vous trouverez ici des billets d'humeurs, des infos, des textes originaux. Mon premier livre "Le dernier de service" est un récit autobiographique sur le service militaire autrefois obligatoire. L'action se déroule entre Rumilly et Besançon. N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Contact : unherissonsurlefil@yahoo.fr Autre site personnel ayant pour thème la politique : http://citoyens2007.blog.mongenie.com
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