Le plus bel exemple se situe au départ du roman lorsque le personnage principal se retrouve pris dans un petit tremblement de terre qui précède de peu son départ à la conscription en août 1997.
Or, il se trouve, que le vrai tremblement de terre qui s'est produit dans la région annecienne a eu lieu un an auparavant en juillet 1996. Un petit artifice trouvé pour les besoins de l'histoire.
Ainsi, voici un article du journal du coin relatant les faits exacts... Ce tremblement de terre a profondément marqué ceux qui l'ont vécu...
Un séisme de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter s'est produit dans la nuit du 14 au 15 juillet en Haute-Savoie. Il n'y a pas eu de blessés mais des dommages importants dans le secteur Cruseilles-Annecy-Rumilly.
[Le Dauphiné Libéré, 16.07.1996]
DOCUMENT 1
HAUTE-SAVOIE
Dans la nuit de dimanche à lundi, Annecy a été l'épicentre du plus important tremblement de terre survenu dans les Alpes du Nord ces trente-cinq dernières années. Il a causé d'importants dégâts mais surtout provoqué une formidable émotion.Le plus impressionnant, c'est le bruit : sourd, profond, inquiétant comme un train qui pénétrerait dans la pièce. Puis tombe le silence. "Un silence de mort !" Des témoignages comme celui-ci se dénombrent par centaines.
Deux heures treize, la nuit dernière. Les ultimes pétards des artifices ont à peine eu le temps de refroidir. Les fusées viennent juste de laisser place aux rayons des étoiles. Ainsi, les fêtes du 14 juillet s'achèvent pour entrer dans le champ du souvenir. Les derniers noctambules profitent encore de la douceur de la nuit estivale. Tout à coup, les sismographes s'affolent. Les Hauts-Savoyards sont tirés de leur sommeil brutalement. Avec une intensité de 5,2 sur l'échelle de Richter, ce nouveau tremblement de terre s'inscrit en bonne place dans la liste déjà longue des secousses sismiques ressenties en Haute-Savoie et dans les Alpes.
En réalité, la secousse n'aura duré qu'une dizaine de secondes, mais, c'est suffisant pour jeter le trouble, pour semer la peur et faire descendre dans la rue des centaines et des centaines d'habitants. Non seulement les lustres se sont mis en mouvement ; non seulement les balanciers des horloges se sont déplacés, les objets se sont renversés, les tableaux se sont décrochés des murs. Pire, les lézardes sont apparues dans les bâtiments, les cheminées se sont écroulées comme autant de châteaux de cartes, s'abattant sur les véhicules garés en contre-bas.
Il s'en suivra, dam les minutes qui suivent et tout au long de la nuit, puis de la matinée, toute une série d'appels téléphoniques en direction des sapeurs-pompiers et des services de secours, de la gendarmerie et de la police. En fin d'après-midi, le lieutenant-colonel Laurent, patron des sapeurs-pompiers, expliquait que ses services avaient reçu quelque 3 000 appels. Il faut sans doute multiplier ce chiffre par deux si l'on y ajoute les appels reçus par les gendarmes et la police.
Ce n'est qu'avec les lueurs du jour, aux premières heures de la matinée, que l'on pourra, d'une part mieux comprendre le phénomène, et d'autre part esquisser un premier bilan.
Sans vouloir dramatiser, il est évident que l'un et l'autre sont sérieux.
En tout cas, dés 2 heures 30, Michel Marin, le préfet de Haute-Savoie, avait mis en place une cellule de crise qui se montra efficace.
Il est bien sûr difficile, à chaud, d'esquisser un bilan exhaustif d'un tel séisme. Si les dégâts ne sont pas individuellement très graves, ils sont extraordinairement nombreux, consécutifs aux chutes de cheminées.
Plusieurs autres secousses d'intensité moindre se sont succédé au cours de la journée.
Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996
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DOCUMENT 2
Si ce séisme a été ressenti par les populations dans toutes les Alpes du Nord, de la Suisse à la région grenobloise, il a été enregistré par plusieurs laboratoires de sismographie : celui
du bureau de recherches géologiques et minières de Marseille, de l'Institut de physique du globe de Strasbourg, du Laboratoire de détection géophysique de Bruyéres-le-Châtel dans la
région parisienne et, bien sûr, celui de l'observatoire de Grenoble qui, avec son réseau SISMALP, fournit les informations les plus précises : magnitude entre 5 et 5,3 sur l'échelle de
Richter qui en comprend 8, épicentre à 4 km au Nord-Ouest d'Annecy, soit à la hauteur de l'aéroport de Meythet exactement par 45 degrés 56 minutes de latitude Nord et 6 degrés 6 minutes
de longitude Est pour les spécialistes. Dauphiné Libéré, 16 juillet 1996. |
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